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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Deux informations

   Deux informations, du lundi 26 mars 2012, sur le site internet de la Confédération Générale du Travail.

  Le premier sur la condamnation définive de Renault pour discrimination raciale à l'encontre de l'un de ses cadres. Il est important de noter que dans la patrie des droits de l'Homme et du Citoyen, une entreprise dans laquelle l'Etat est actionnaire, bafoue la loi contenue dans le Code du travail, un bouquin qui, c'est vrai, le gouvernement des riches et des patrons aimerait brûler.

   Le deuxième concerne un rapport de la Commission nationale Informatique et libertés, comme quoi, toujours dans la patrie des droits de l'Homme et du Citoyen, les employeurs fliquent à qui mieux mieux.

 

Liberté, égalité, fraternité, sur la terre de France, je veux écrire votre nom.

 

Renault définitivement condamnée

   Un ancien cadre de Renault a fait définitivement condamner le constructeur automobile pour discrimination raciale. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi du constructeur qui avait été condamné en avril 2010 par la cour d’appel de Versailles à verser 249 900 euros de dommages et intérêts au plaignant.

   La Cour d’appel de Versailles avait confirmé une décision du Conseil des prud’hommes de Boulogne-Billancourt de 2005, reconnaissant une discrimination. Cet ancien salarié avait été engagé le 1er août 1970 par Renault comme cadre stagiaire et avait terminé sa carrière comme chef de projet de l’organisation informatique d’une direction de la société. Le plaignant s’était basé sur une expertise ayant établi qu’il était largement moins bien payé que des cadres de même niveau. Selon Renault, ce cadre avait eu une évolution de salaire « normale mais faible en raison d’une performance individuelle insuffisante ».

 

 

De plus en plus de plaintes déposées à la CNIL

   La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), a reçu environ 6 000 plaintes en 2011, dont environ un quart concernaient la surveillance au travail.

   Entre 2010 et 2011, les plaintes liées à la mise en place de dispositifs de surveillance ont augmenté de 13 %. Les recours augmentent parallèlement à l’essor des nouvelles technologies et à la réduction de leur coût. Ainsi, en 2009, la CNIL avait enregistré 4 000 plaintes. Avec l’essor d’Internet et des réseaux sociaux notamment, ce sont surtout les plaintes liées à la cybersurveillance (filtrage des sites, logiciels « mouchards » pour surveiller l’activité du salarié...) qui ont explosé, enregistrant une progression de 59 %.

 

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