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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Vous connaissez la chanson: Un éléphant, ça trompe, ça trompe, un éléphant, ça trompe énormément.  Le scandale sur la viande vendue aux consommateurs bat son plein. Et que dire de cette comptine à l'égard des industriels de la bidoche et sur l'interminable chaîne des intermédiaire qui font plus dans les profits que dans la transparence du produit vendu?

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Pris sur le site du Télégramme. Le groupe Leclerc possède des filiales comme tout un chacun qui fait dans la grande surface. Depuis 1978, ledit groupe possède une filiale, les abattoirs Kernené, qui le fournissent en viande et en salaisons. Attention, ce n'est pas le petit abattoir de nos campagnes françaises d'autrefois. Ce sont 6 centres dans des lieux différents, dont Saint-Jacut-du-Mené (22) spécialisé en abattage, en découpe et en désossage de la bidoche tombant dans notre caddie.

 

Yves et Bernard Sauvaget, éleveurs bio à Saint-Ovin (50) vendent 3 vaches à lait de réforme à l'abattoir de Saint-Jacut-de-Mené. Chez lui, Yves croit à un erreur sur le poids et revenu à l'abattoir, se rend compte qu'il a surestimé le poids de ses bestiaux. Mais l'essentiel est ailleurs: "J'ai demandé les tickets de pesée fiscaux. À leur lecture, je me suis aperçu qu'une bête était bien classée comme vache à lait, mais pas les deux autres, enregistrées comme des bêtes à viande".

L'éleveur bio poursuit, furax contre Leclerc: "La seule chose qui importe à ces gens-là, c'est le profit à outrance. Entre une vache laitière et une vache à viande, il y a 5 € ou 6 € de différence par kg. Soit 1.000 € par bête. Alors, certes, il n'y a aucun risque à consommer des vaches de réforme, mais la confiance du consommateur est trahie".

Bernard Sauvaget a aussitôt alerté les services de l'Etat sur cette tromperie. C'était durant l'été 2012 et en ce mois de mars 2013, il n'a encore rien vu venir.


Durant l'affaire des lasagnes Findus, Michel Edouard Leclerc a dénoncé "les magouilles terribles sévissant l'industrie agroalimentaire française".

Le 26 février 2013, dans un communiqué à en-tête E.Leclerc, la société Kermené se défend de toute volonté de tromperie "sur l'origine et le prix des produits achetés à la société UNEBIO". Elle a immédiatement lancé "une enquête interne afin d'identifier la source de l'erreur figurant  sur le document remis à l'éleveur et mettre en place toutes les mesures nécessaires afin de corriger cette anomale".

 

Erreur, anomalie, en attendant en parlant de vaches à lait, consommateurs, c'est du lard ou du cochon?


En 1929, en pleine crise internationale du capitalisme, Bertolt Brecht écrivait Sainte Jeanne des abattoirs. Une pièce de théatre troublante d'actualité.

Oui mais non, c'était avant la fin de l'histoire avec la chute du Mur de Berlin, avant le FMI, l'OMC, l'Union européenne de la concurrence libre et non faussée. Maintenant, ça va beaucoup mieux.

 

 

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