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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs


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  Et ce jusqu'en 2017. C'est en substance ce qu'il a déclaré devant la Cour des comptes, celle-ci devenant la gardienne de la rigueur budgétaire constitutionnalisée par l'adoption du pacte Merkozy auquel l'Elysée n'a pas changé un iota.

 

  François Hollande ne fera pas de référendum pour l'adoption du pacte budgétaire européen, comme si la souveraineté nationale n'était pas du ressort du peuple. La droite est d'accord et votera des deux mains avec la majorité socialiste au Parlement. Que feront l'aile gauche du PS et son supposé chef de file en la personne de Benoît Hamon devenu ministre? Que fera EELV et ses deux ministres devant cette rigueur annoncée jusqu'en 2017?

 

  Car voici les détails de cette austérité:

  • Règle d'or toute

  François Hollande a réaffirmé sa volonté de ramener les déficits publics à 3% du produit intérieur brut de la France en 2013, contre 4,5% attendu fin 2012, déclarant que l'environnement économique difficile rendait cet objectif d'autant plus nécessaire. Il a repris à son compte l'évaluation de la Cour des comptes, qui chiffre l'effort à une trentaine de milliards d'euros en 2013, précisant que 10 milliards seraient trouvés en réduisant les dépenses publiques, hors charge de la dette et des pensions: "Ce sera l'effort le plus important depuis 30 ans."  Merde donc à une politique de justice sociale!

  François Hollande met ainsi en sourdine le discours du Bourget au cours duquel le candidat Hollande désignait les marchés financiers comme son principal ennemi. 

  • Cure d'amaigrissement de l'Etat

  Pour parvenir aux sacro-saints 3%, l'Etat va à nouveau être mis à la diète. François Hollande annonce la tenue, fin septembre d'un "séminaire" gouvernemental sur la "modernisation de l'action publique" à l'issue duquel il élaborera une "feuille de route" sur les "missions prioritaires de l'Etat". Ce rendez-vous rappelle tristement les réunions préparatoires aux cinq années de Révision générale des politiques publiques (RGPP) voulues par la précédente majorité.

  • Hausses d'impôts "justes"

  L'Etat devra faire des économies de fonctionnement mais devra aussi augmenter ses recettes. L'hôte de l'Elysée prend des pincettes pour annoncer des hausses d'impôts. "Je me refuse, avec le gouvernement, à une augmentation générale et indifférenciée des impôts sur les ménages, qui dégraderait leur pouvoir d'achat", a insisté le président. "Ceux qui ont le plus devront acquitter davantage."

Mais pas de précision sur la taxation à 75% des plus grandes fortunes, dont la mise en oeuvre semble poser problèmes au gouvernement, sous la pression du MEDEF.

  • La Cour des Comptes cerbère de l'austérité

  François Hollande a confié à la Cour des comptes le rôle de gardienne de l'orthodoxie budgétaire. Celle-ci aura la haute main sur un nouveau Haut conseil aux finances publiques, chargée de veiller à l'application de la Règle d'or dont le président ne doute pas un seul instant de l'adoption par le Parlement.

 

  La droite se frotte les mains à la chute de popularité de François Hollande, quelques mois à peine après son élection. Et le Front national est au coin du bois, pour ratisser, vers son marigot, les déçus du peuple par le gouvernement socialo-écolo.

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