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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Les Britanniques n'aiment pas manger du canasson et c'est leur droit. C'est pour cela que des sociétés de bouffe leur vendent du boeuf dans des plats surgelés Findus, mais pas que.

Et ce monsieur Findus, dans notre Europe à la concurrence libre et non faussée (si, si, j'insiste) vous garantit donc des lasagnes au boeuf fabriqués à l'italienne. 

Mais au lieu de voir du côté d'une mamma made in Italia, il toque à la porte de Tavola. Cette société est un satellite du groupe gaulois Comigel, mais basée dans le grand-duché du Luxembourg. Elle est là, point parce que c'est le berceau historique de la tomate et du parmesan italien. Non, car à un pet (oui des fois la mal-bouffe ça fait comme ça, je vous le jure) de la Moselle française, le Luxembourg est comme un paradis à ceux qui veulent frauder le fisc de leur pays. Je dis ça parce que Comigel est installé à Metz, chef-lieu de la Moselle.


Bon, est-ce que vous me suivez?


Oui? Et donc Tavola (un nom originaire du Luxembourg peut-être) récupère de la tomate, du fromage et quelques autres ingrédients dans l'Europe du marché libre et non faussée. Mais pas chez Fauchon, on s'en doute. Il ne lui reste plus qu'à placer de la bidoche dans l'emballage Findus. Et là Tavola prend langue (pas de boeuf) avec la maison Spanghero, dans mon Aude natale, que j'ai bien connue du temps où j'y créchais pour ses idées capitalistes. Mais je m'égare, me dit-on en d'autres chemins...


Peut-être, mais la maison Spanghero est connue sur le marché de la bouffe plutôt pour des plats languedociens (pub gratuite, vous pouvez me croire) que pour élever du boeuf, vu que dans l'Aude, les bêtes à corne qui pullulent sont du genre escargot et pas bovidé. Mais dans notre UE où l'ouverture des frontières n'est pas rien (sauf peut-être pour les Roms, mais on n'en mange pas, du moins pas encore), d'un coup de camion magique, Spanghero fait venir du boeuf roumain. Oui, c'est moins cher que celui de la Mayenne française. Et en plus, il reçoit du canasson à la place, 4 fois moins cher dans le pays de Dracula qu'une bête normalement constituée à cornes.


En fin de course, dans les magasins of London et aussi ailleurs, le consommateur est doublement grugé: sur le boeuf qui n'en est pas et sur le prix de vente qui doit atteindre des sommets.


Depuis quand dure ce trafic? Ah, j'ai omis de dire que dans toute cette chaîne de brigands, il y a aussi des intermédiaires hollandais et chypriote.  Oui, tant qu'à faire, pour faire du fric, quand il y a de la gêne, il n'y a plus de plaisir!


Benoît Hamon, notre ministre de la Consommation (ah, vous ne saviez pas qu'on en avait un), et bien, Benoît Hamon a sorti sa calculette à défaut d'avoir sous sa poigne assez de fonctionnaires pour réprimer la fraude: au bas mot, "cette logique financière a rapporté 300 000 euros". Bon, il a dit ça le père Benoît sans aucune preuve de ce qu'il avance, vu qu'avec la réduction drastique des fonctionnaires en Gaule, comment contrôler la bouffe qu'on nous vend à prix d'or pour ce qu'elle n'est pas?


Attention a meuglé Benoît Hamon (oui c'est facile, je le sais), les coupables seront punis, si il y a de la triche, a-t-il aussi rajouté dans le même cri d'animal.

Oui, vous voyez, c'est aussi cela le capitalisme, les industriels ne trichent jamais pour faire du bénef. Tout au plus, il y a toujours au départ un lampiste qui a fait rentrer du cheval au lieu du boeuf dans un abattoir. Oui, pas de bol, ce jour-là, il avait aussi perdu ses lunettes et mis des bouchons dans ses oreilles.

 

Finalement, si vous m'avez suivi jusqu'au bout, le capitalisme c'est facile à expliquer.

 

Sinon, mon pote Canaille le Rouge a développé cette histoire de boeuf qui n'en est pas dans son blog. Et c'est ici: link

 

Sinon, José Bové, député Vert européen, suggère d'ouvrir une enquête européenne. A mon avis, comme ça, dans l'europe des marchés, on n'est pas près de sortir de l'abattoir roumain...

Sinon, j'ai aussi ça pour illustrer mon propos:

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