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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

Frappés de plein fouet par la crise financière... (Photo: Hugo Corriea, Archives Reuters)  

   C'était l'expression lancée en 2010 par le Bureau international du travail.

  Aujourd'hui, hélas, elle prend tout son sens en l'Europe. Pour échapper au chômage qui l'asphyxie de plus en plus, la jeunesse diplômée d'Espagne, d'Italie, de Grèce, d'Irlande et du Portugal traverse l'Atlantique, voire jusqu'en Australie. L'autre, sans diplôme, retrouve le travail saisonnier de leurs ancêtres dans les pays plus riches de l'UE. Tous ces pays ont eu recours aux plans de sauvetage de Bruxelles, de la BCE et du FMI, c'est dire comment ça va...

   En Espagne, par exemple, le taux du chômage des moins de 25 ans frôle les 50,5%; il est de 22,4% dans l'UE.

 

  Au Portugal, le ministre chargé des Communautés portugaises (drôle de ministère, enfin) reconnaît qu'en 2010, 100 000 Portugais ont émigré et entre 100 000 et 120 000 en 2011.

   On en est revenu aux années noires de la dictature de Salazar, quand ce pays crevait de faim et de misère, avant la "Révolution des oeillets" qui avait renoué avec le progrès social, au point de devenir terre d'asile pour les peuples de l'ancien empire.

  Aujourd'hui, c'est fini: Lisbonne renoue avec les flux migratoires des années 1970, par nécessité. Et à ce fait désastreux, s'ajoutent une population qui vieillit et une natalité la plus basse en Europe.

   Mais émigrer, n'est pas toujours l'eldorado. Dans la lointaine Norvége, une jeune portugaise bosse 15h par jour et ce, 3 jours par semaine, pour un salaire qui ne lui permet pas de vivre. Et aucune aide de l'Etat, puisqu'elle n'est pas Norvégienne...

   Actuellement, le Portugal ne se vide pas de son avenir. Il se meurt.

 

  Tiens, si vous ne vous en souveniez plus. C'est Manuel Barrosso, un Portugais, qui est le boss de la Commission européenne. Et comment ça va bien pour lui à Bruxelles...

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