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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Selon un document interne de la Direction des systèmes d'information de GDF Suez (drôle de nom vous ne trouvez pas pour dire censure?), la liberté de parole à l'extérieur de l'entreprise et le droit d'expression le plus élémentaire d'un salarié dans la boîte sont désormais comptabilisés aux abonnés absents.


Liberté d'expression arabe

 

 Contrairement aux engagements pris lors de la fusion entre GDF et Suez, sur le maintien du statut des industries électriques et gazières pour tous, la direction tente de forcer certains de ses salariés à changer d’employeur et à rompre leur contrat de travail. "Une volonté de dumping social (perte des garanties collectives actuelles) et aussi un risque énorme pour l’emploi. Cette filialisation pourrait bien s’avérer être un plan de licenciement déguisé", dénonce la FNME-CGT.


  D'où le rappel à l'ordre de GDF Suez aux 530 salariés concernés qui auraient l'intention de grogner autour de cette filialisation pour la faire capoter. Résumé de la note intitulée "règles à appliquer en matière de communication externe à la DSI":

  1. On ne doit pas communiquer à l'extérieur du groupe, pour éviter d'aller contre ses intérêts (Bonjour la démocratie et la liberté de parole dans la patrie des droits universels de l'Homme). 
  2. Toute demande faite de l'extérieur du groupe pour avoir des infos, doit être soumise à la hiérarchie. en cas d'accord sur la publication d'un article, celui-ci "doit être relu par la direction".
  3. Aucun prestataire "ne peut parler au nom du Groupe GDF Suez".
  4. Enfin, GDF Suez veut accompagner ses salariés dans "l'utilisation des réseaux sociaux, avec le soucis de leur protection, le respect des valeurs du Groupe et l'encouragement légitime à valoriser les compétences". (En clair, pas de bavardage sur les réseaux sociaux, mais une discussion dirigée par la communication du groupe).

  "Nous dénonçons cette manoeuvre de censure qui nie les droits d’expression de tout salarié", s'insurge la CGT-FNME. "Le droit et la jurisprudence défendent la liberté d’expression contre tout abus d’interdiction. Seules des informations confidentielles peuvent justifier une limitation du droit d’expression à l’extérieur de l’entreprise."

 

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