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Publié par le-blog-de-roger-colombier.over-blog.com

     Hier, celui qui trône à l'Elysée, a annoncé l'abrogation de l'exploitation de gaz de schiste par fracturation hydraulique. Si vous ne le savez pas, c'est que vous errez sur une autre planète, tant les médias ont claironné au bon peuple de France cette non moins bonne nouvelle dite par le sauveur de notre terre.

     Bon, les médias ont omis de souligner que les permis de recherche avaient été signés par Jean-Louis Borloo, en 2010, et que celui était ministre de l'écologie de Nicolas Sarkozy, aval formalisé sans que cela n'émeuve l'un ou l'autre (au nom du capitalisme libre et non faussé). Enfin, 9 672 kilomètres carrés de la France (c'est pas rien) vont être désormais protégés de toute exploitation nuisible à la terre et aux gens qui vivent autour.

     Pour autant, la nouvelle sainte de l'écologie à la mode élyséenne, madame Nathalie Kosciusko-Morizet, oublie aussi (comme c'est ballot, la même omission de la part des médias) d'abroger les 12 autres permis (c'est pas rien) en suspens. Voudrait-on rouler le bon peuple dans la farine, une fois de plus? La réponse est nette: c'est oui.

 

     Dexia est au bord de la faillite. Si vous ne le savez pas, 3 milliards d'euros l'avaient renflouée, elle qui avait prospéré sur la spéculation la plus éhontée. Attention, pas 3 milliards pris dans les poches des capitalistes, mais sur les contribuables qui acquittent l'impôt (sans niche fiscale) et tous ceux qui sont grevés de taxes diverses (l'ensemble de la population française).

     Et bien malgré ce sacrifice, Dexia a persévéré dans son manège spéculatif. Du coup, l'hôte du palais de l'Elysée revient à sa rescousse: 95 milliards d'euros d'actifs à risque (j'aime le mot pour ne pas dire que c'est de la merde) seront placés dans une structure de "défaisance". Comme celle organisée pour le Crédit Lyonnais,  ce qui a augmenté le déficit public et fait prospérer le Crédit lyonnais (banque privée) qui se dénomme désormais LCL. Ainsi, circulez, il n'y a plus rien à voir entre LCl et le Crédit Lyonnais!

     Bref, on nationalise une planche pourrie, pour la dénationaliser ensuite et la revendre au privé, une fois renflouée. Par contre, on brade au privé des fleurons nationalisés (Renault, EDF, GDF, sociétés autoroutières... hélas la liste n'est pas exhaustive), cela au nom de la spéculation libre et non faussée. On appelle aussi cette embrouille moraliser le capitalisme, dixit Nicolas Sarkozy.

     A quand un pôle public bancaire français au service du pays et des citoyens pour stopper ce jeu de casino? Un ange passe, mais il ne vole pas. il ahane même, ses mains chargées de grosses valises d'argent sale.

 

     Il faut que les voleurs (et les menteurs) rendent gorge. Foule esclave, debout, debout. L'Internationale. 1871.

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