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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

 

Dans cette gabégie humaine, seuls les créanciers du groupe, éleveurs et transporteurs, vont trouver un peu d'argent frais dans leur compte si le prix de cession des actifs du pôle frais s'élève à 9,865 millions d'euros. Mais pour les salariés, c'est la Bérézina selon l'article du Point de ce jour:


Selon Raymond Gouiffès, délégué central CGT, qui a participé mardi à un comité central d'entreprise au siège du groupe à Châteaulin, "il n'y a aucune offre qui soit vraiment intéressante".

Le tribunal de commerce de Quimper a commencé mercredi à 14H00 l'examen des offres de reprise partielle des sites du pôle frais du groupe Doux placé en liquidation judiciaire, tandis que les syndicats manifestent devant le tribunal pour réclamer une offre globale de reprise.

Un avis partagé par Jean Luc Guillard, délégué syndical central CFDT. "Je ne sais pas si tout a été fait pour sauver des emplois", a-t-il regretté.

Les offres de reprise du pôle frais du volailler permettraient au mieux de sauver 720 emplois sur un total de 1.692, soit 972 emplois menacés (894 contrats à durée indéterminée et 78 à durée déterminée), selon la direction du groupe.

Le prix de cession des actifs du pôle frais pourrait atteindre les 9,855 millions d'euros, "une bonne nouvelle pour les créanciers", assure-t-on de même source. Cette somme va en effet permettre de payer les créanciers du groupe, dont les éleveurs et les transporteurs.

Au total, près de 200 salariés de Doux, dont des représentants de l'abattoir de Graincourt (Pas-de-Calais), pour lequel il n'existe plus d'offre de reprise, étaient rassemblés devant le tribunal de commerce de Quimper en début d'après-midi, à l'appel des syndicats CGT, FO et CFDT.

Charles Doux, président du groupe du même nom, qui arrivait au tribunal par une porte latérale en compagnie de son fils Jean-Charles, a été pris à partie par des salariés qui ont crié "Voyou! Lâche!" et lui ont jeté des oeufs, dont l'un l'a atteint à la veste, a constaté une journaliste de l'AFP.

M. Doux, sans faire de commentaire, a rapidement gagné l'abri du tribunal qui a commencé à 14H00 l'examen à huis clos des offres.


"Nous demandons l'impartialité"

Les syndicats réclament "le dessaisissement du tribunal de commerce de Quimper" en faveur d'une juridiction professionnelle, a assuré M. Gouiffès. "Nous demandons l'impartialité. Les patrons qui jugent des patrons, c'est une justice de classes", a-t-il estimé.

Les organisations syndicales souhaitent une reprise totale du groupe, sans aucun licenciement, mettant en avant que ses entités sont très "imbriquées" entre-elles et non dissociables.

"Le tribunal de commerce de Quimper est un tribunal de proximité. Le groupe Doux a une grande influence sur Quimper", a dénoncé le syndicaliste qui espère "un rapport de force assez important pour que le tribunal lui-même dise: +nous ne sommes pas en mesure de statuer+".

Les offres déposées pourraient permettre de sauver à Blancafort (Cher) 130 emplois sur 244, à Laval l'intégralité des 303 salariés ou encore à Pleucadeuc (Morbihan) 135 emplois sur 407.

Mais d'autres n'ont pas trouvé de repreneur comme le site de Graincourt (Pas-de-Calais), avec ses 253 salariés, ou comme la partie pôle frais du site Doux de La Vraie-Croix (Morbihan), soit 115 salariés.


Les groupes Glon Sanders, filiale de Sofiprotéol, Duc et LDC sont les principaux candidats à la reprise des différents sites du pôle frais. Doux a également fait une offre, mais sa proposition ne devrait pas être examinée par la justice mercredi du fait que le groupe ne peut pas faire une offre sur une de ses filiales mise en liquidation judiciaire sans accord préalable du procureur de la République.

Le jugement du tribunal de commerce de Quimper est attendu au plus tard pour lundi, date d'expiration de la poursuite d'activité fixée lors de la liquidation de ce pôle le 1er août.

Concernant les autres activités de Doux (export et produits élaborés), le tribunal a fixé la période d'observation au 30 novembre.

 

 

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