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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

drapeau cgt

2 500 chômeurs de plus chaque jour et le MEDEF en redemande !

 

Ce matin la presse avait largement repris les propos de la CGPME qui annonçait que, dans certaines conditions, ils étaient prêts à discuter de la question des contrats courts.

 

C’est en effet un des points importants de la négociation en cours : va-t-on enfin faire cotiser plus les employeurs utilisant des contrats précaires, en particulier de façon abusive ?

 

La CGT a d’emblée questionner le patronat à ce sujet. Le MEDEF, chef de file de la délégation patronale, a indiqué que cette question n’était pas à l’ordre du jour.

 

Pour le reste, rien de neuf : Les organisations syndicales ont commenté avec plus de détails le document remis par le Medef la semaine passée.

 

La CGT a présenté à nouveau ses propositions pour faire une négociation « sécurisation de l’emploi » digne de ce nom.

Alors qu’il y a 2 500 chômeurs de plus chaque jour, le patronat ne parle que de faciliter les licenciements et le gré à gré !

 

Il cherche à convaincre que « les licenciements d’aujourd’hui feront les emploi de demain » ! Merci : Les salariés ont déjà donné !

 

Les enjeux de cette négociation sont lourds, avec des conséquences potentielles graves pour les salariés. Quel avenir pour le CDI ? Le patronat peut-il licencier sans motif et impunément ?

 

La séance de la semaine prochaine est supprimée. La négociation se poursuivra les 19 et 20 décembre. Il est probable que le patronat veuille alors conclure. Dans ce contexte, la mobilisation des salariés le 13 décembre est plus que jamais d’actualité.

 

Montreuil, le 6 décembre 2012.

 

Note de ma pomme: Ceux qui croyaient qu'il fallait simplement s'asseoir à la table du patronat pour qu'il revienne sur ses prétentions connues depuis longtemps, en sont pour leurs frais. L'histoire sociale a toujours démontré que seul le rapport de force peut influer sur les agissements des patrons et sur la soi-disant politique sociale d'un gouvernement de gauche. L'exemple récent le plus cruel pour les salariés est celui d'Arcelor-Mittal, démontrant que la lutte des classes reste toujours d'actualité.

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