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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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     Gérard Depardieu aime Sarkozy et Claude Guéant aussi. Hier, pour soutenir Nicolas Sarkozy, à Villepinte, ils sont venus, ils sont tous là, le ban et l'arrière-ban de l'Ump, même ceux qui avaient voulu jouer les frères maudits, tel Hervé Morin, candidat éphémère, qui a besoin des voix UMP pour retrouver son fauteuil de député. Bon, Jean-Louis Borloo n'était pas des présents à la grand-messe du sauveur de la France. Samedi, au congrès du Parti radical qu'il anime, en fait d'animation, ce fut un beau pataquès entre les députés souhaitant ardemment recouvrer leurs sièges (grâce à l'UMP) et la bande à Rama Yade qui crut avoir la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Alors, Borloo a mis de l'eau dans son vin, il n'ira pas à Villepinte, mais le numéro 2 de Parti radical y sera, pour prêter allégeance.

 

 

   60 000 qu'ils étaient pour applaudir le locataire du palais de l'Elysée, s'enthousiasment sur toutes les chaînes de télé les portes-voix de service et la police semble dire pareil. En TGV, en bus, en bagnoles, ils se sont agglutinés pour entendre forcément un discours de droite. Peu sont venus par le transilien. Forcément, comme madame Kosciusko-Morizet, ils ne se déplacent pas dans les rames à destination du peuple. Tiens, on aurait du faire un mini-sondage à la sortie du meeting, pour savoir lesquels connaissaient le prix d'un billet et de combien il a augmenté depuis le début de l'année.

 

   Mais trêve de plaisanteries, le président a parlé d'un France forte, mais surtout xénophobe et antisociale. Il a musclé son discours très à droite, que devant leur poste, Le Pen et sa fille ont dû en baver de jalousie: la gauche, l'immigration, les assistés et les chômeurs, "certains syndicats qui poussent à l'immobilisme " (j'ai cru y reconnaître la CGT), les 35h; bref, tout  y est passé pour dénoncer les malheurs de notre pays. Et comme le Fn, Nicolas Sarkozy a tapé sur les bonus exorbitants (lui qui est aux manettes depuis 5 ans), mais sans toutefois attaquer les paradis fiscaux ou promouvoir une justice fiscale en France. Bon, le président-candidat a fait aussi l'impasse sur son quinquennat, celui qui est à la solde des privilégiés et du patronat.

  D'ailleurs, pour chauffer la salle, Gérard Depardieu, sans doute en Obélix des privilégiés, s'est fait applaudir en déclarant tout de go: "Depuis que ce nouvel ami Nicolas Sarkozy, avec Carla Bruni, est au pouvoir, je n'entends que du mal de cet homme qui ne fait que du bien". Bien content de savoir que l'épouse du président de la République est co-présidente, un article qui m'avait échappé dans la Constitution. Je pensais sottement que madame Sarkozy ne faisait que dans la chansonnette et les affaires... Enrico Macias, lui, a encensé celui qui a fait reculer "la crise mondiale". Pas moins: "Nicolas, nous voilà", aurait dû-t-il peut-être chanté...

 

  Super ambiance donc à Villepinte, surtout avec madame Chirac en guest star, elle aussi commise pour chauffer le public.

  Bon, on a les supporters que l'on mérite.

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caroleone 14/03/2012 10:30

C'est excellent, bravo !!

Amicalement

caroleone