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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     Alberto Contador s'est fait piqué son maillot jaune du tour de France 2010 et tout le pognon qui va avec. Admirons au passage toute la célérité du Tribunal Arbitral des Sports, institution qui a fort affaire, non pas avec le dopage en milieu sportif, mais entre le fric et le sport, sans trop léser et l'un et l'autre.

     Bon, le coureur cycliste espagnol s'est-il ou non piqué au clenbutérol, un anabolisant? Lui jure que non sur tous les saints de l'église espagnole et il y en a une sacrée palanquée. Entre deux étapes du tour 2010, il n'a bouffé que du steak contaminé en provenance de son Ibérie natale. Mince, c'est pas de bol (si j'ose dire), Contador est le seul de son équipe à avoir mangé espagnol! Comme quoi, il vaut mieux becqueter la cuisine française lorsqu'on s'y trouve, surtout que Nicolas Sarkozy, chef-spécialiste en tambouilles de toutes sortes, pour glaner des voix (mais que ne ferait-il pas?) vient de l'inscrire au patrimoine de l'Humanité: cocorico!

 

     Pour en revenir à Contador, encore un coureur cycliste pincé à l'insu de son plein gré. Du coup, bonne fille, l'AMA (agence mondiale contre le dopage) a un peu douté. On ne peut pas invoquer, comme ça, tout le trop plein des saints en paradis, et être un fieffé menteur. Alors, elle s'est renseigné.

     Avant 1996, l'Europe autorisait bien ses éleveurs à piquer leurs troupeaux avec des anabolisants (dont le clenbutérol) pour les engraisser plus vite et à moins cher. Ah, ces paysans et cette FNSEA omnipotente, défenseurs de la vraie nature... Oui, mais désormais, c'est fini.

     Sauf pour le reste de la planète, au Mexique, en Argentine, ou au Brésil par exemple, les plus gros importateurs de viande bovine. Gaffe donc à ce qu'on vous sert à table!

 

     Donc, en Europe, c'est terminé, assure Bruxelles, croix de bois, croix de fer (puisque c'est l'Europe chrétienne), si je mens, j'irai en enfer.

     Sauf que Le Canard enchaîne de cette semaine signale la condamnation d'un négociant et de 2 éleveurs bovins, dans le Sud-ouest, à cause de bêtes piquées aux hormones et nourries aux corticoïdes: 2 000 euros d'amende pour les deux paysans (sic) et 50 000 pour le négociant, plus de la prison avec sursis pour l'ensemble. Ce qui n'est pas cher payé, sept ans après les faits et la connaissance scientifique que l'on désormais sur le sujet. Bon, dit le journal, la filière bovine n'a pas fait de pub et le procureur de la République y est allé aussi mollo. Peut-être parce que les bons comptes font les bons amis...

 

code de la route

 

     Attention donc, amis qui me lisez, un boeuf peut toujours en cacher un autre. Surtout lorsque la concurrence est libre et non faussée. Et là, je ne parle pas du tout du sport.

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