Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Bonjour, c'est François, celui qui est locataire à l'Elysée. Oui, pour moi, le changement c'est vraiment maintenant.       

  Quant à vous, on se revoit dans un an: promis. Je tirerai alors le bilan de toutes les discussions qui auront eu lieu entre le patronat et les syndicats depuis la conférence sociale. Cela s'annonce bien, la CFDT et le Medef ont déjà claironné que la méthode était bonne pour avoir du grain à moudre sans changer le fond des choses.

  Donc à la revoyure dans un an. Vous comprenez, pour satisfaire à la fois les marchés, le Fmi, Berlin et Bruxelles, je n'imposerais pas au patronat 15 jours de congés payés comme le socialiste Léon Blum en 1936, ni comme le socialiste François Mitterrand, la retraite à 60 ans en 1981 ou le socialiste Lionel Jospin les 35h en 1997. Moi je suis pour le compromis, en douceur et sans effrayer personne, et surtout pas les marchés, le Fmi, Bruxelles ou Berlin. Mais ça, je l'ai déjà dit. Oui, car comme dit aussi Gilles de Robien, qui fut plusieurs fois ministre de droite et que j'ai placé comme président du Bureau international du travail, la lutte de classes, ça n'existe plus. D'ailleurs la politique du compromis, je vais l'inscrire dans la Constitution, ça s'appellera le dialogue social.

  Et le pouvoir d'achat, me dites-vous, une urgence pour relancer la consommation et donc l'économie? Bon, je vais en causer à Laurence (Parisot) et François (Chérèque). ils se verront en catimini au ministère du Travail. Ils ont de bonnes idées en la matière.

  Je vous quitte, je dois téléphoner à Angela pour lui dire que rien n'a été formalisé, les 9 et 10 juillet 2012, en France contre l'austérité et le grand capital. Elle va en être ravie. Comme ça, je pourrai la bisouter sur les deux joues à notre prochaine rencontre. Et dire qu'on cancanait sur une mésentente entre nous deux. Ce n'est pas pour rien que j'ai pris comme premier chambellan un ancien prof d'allemand. Croyez-moi, ça aide drôlement à marcher dans les pas de l'Allemagne. Ah, qu'un beau pays tout de même. Son parlement (droite, socialistes et verts réunis) a approuvé l'action de sa chancelière. Et bien moi, je souhaite pareil pour la Gaule. C'est pour cela que le patronat et les syndicats vont se revoir dans un an, pour éradiquer le ver du fruit dans le panier du dialogue social. Suivez mon regard malicieux.

 

  Ps: je ne comprends pas le sens de cette affiche qu'on a, avec désobligeance, collée en bas de ma lettre à la France. C'est quoi cette connerie de ce passé qui n'existe plus? Vivement dans un an pour que ça change, vraiment!

 

Commenter cet article