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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

Voilà un bien joli mauvais mot, je l'avoue, et pour ma pénitence je réciterai 10 Avé et 10 Pater. Pour autant, je suis toujours surpris que le secret d'un cabinet d'un juge d'instruction soit dévoilé dans la presse, quasiment illico presto. A croire qu'une multitude de petites souris, en toute indiscrétion, trottent menues sur les parquets des palais de justice de la République.

 

Mais pour une fois, ne faisons pas la fine bouche sur ce dysfonctionnement endémique d'une certaine justice. C'est le Canard Enchaîné de cette semaine qui révèle que Sarko, lorsqu'il était à l'Elysée, "plongeait allègrement les mains, jusqu'à l'épaule, dans les affaires judiciaires".

En effet, interrogé, ce 22 novembre dernier par les juges de Bordeaux, pour montrer que ni lui ni son pote le procureur Courroye n'avait stoppé la main de la justice, il a déclaré ceci: "J'en veux pour preuve que votre désignation (celle du tribunal de Bordeaux) est intervenue à l'initiative de Philippe Courroye, sur instruction du procureur général de Versailles. Et qui aurait pu penser que le procureur général aurait donné cette instruction si le garde des Sceaux n'était pas d'accord? Et qui peut imaginer que le garde des Sceaux donne son aval si le président de la République n'est pas d'accord?"

Bon, faute avouée est à demi pardonnée comme ils disent du coté de Rome. Allez monsieur Sarkozy, vous me réciterez 10 Avé et 10 Pater et on n'en parlera plus...

 

Mais si, toutefois, j'ai bien compris la liaison Président de la République-garde des Sceaux-procureur général, pour l'affaire Aurore Martin Française basque cédée à la police espagnole, ce n'est pas plus ni vu ni connu, non?

 

Mon voisin, lui, me parle de garde des seaux, celui qui dirait: "n'en jetez plus, la cour est pleine". Mais c'est peut-être aussi un mauvais jeu de mot. Allez savoir...

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