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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Chant de la défaite

 

Et c’est ainsi que j’ai connu Paris :

Austerlitz, Austerlitz, Triste défaite…

A peine descendu d’un train tout gris,

Un ciel morne et laid comme un mistigri.

Pourrai-je un jour relever la tête ?

 

C’est le matin et encore la nuit,

Je me glisse dehors et puis me grime

En ces ombres chagrinées mais sans bruit,

Dont la hâte furtive les conduit

A condamner la flânerie pour crime.

 

Je suis là pressé et sans horizon

Avec d’autres de couleurs incertaines

N’espérant plus en la neuve saison.

Où sont passées mes vendanges lointaines ?

 

Et saurai-je ce que c’était d’aimer

Vers cet enclos où m’entraîne la route ?

Paris, Paris, je me laisse damer…

Mon passé s’enfuit derrière en fumée,

Pleurant le gage que cela me coûte.

 

paris 001

 

 

Chant de la vie

 

Mais il restera toujours

Un peu d’espoir pour solidifier le rêve

Un bout de soleil pour chanter la liberté

Une clé pour rouvrir la porte d’un cœur

Et un cœur pour tirer le mien

Lorsque je serai las.

 

Il nous restera toujours

Un peu d’encre pour écrire le lait de la vie

Une main pour dessiner la paix

Et la main de ton cœur

Son sourire

Avec nos lèvres inusables

Pour boire l’amour

Comme au matin de notre printemps commun.

 


 


 

 

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caroleone 20/01/2013 10:26

Rôôô !!

Quel talent Roger !
J'en suis toute chose.

Merci beaucoup, j'adore.

Amitiés de Caroleone