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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

 

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Le 13 novembre 1945, le deuxième gouvernement du général de Gaulle comprend 5 ministres communistes: Maurice Thorez, François Billoux, Charles Tillon, Ambroise Croizat et Marcel Paul. A cette époque, toutes les conditions sont réunies afin d'oeuvrer pour une France sociale et démocratique: la puissance électorale du PCF avec 29,9% des voix, une CGT forte de 5 millions de syndiqués, une classe ouvrière grandie de sa lutte héroïque dans la Résistance, le patronat et les puissances de l'argent déconsidérés par leur collaboration avec Pétain et l'Allemagne nazie. Sur la photo, au centre: Ambroise Croizat à la sortie du Conseil des ministres.

 

Le jour de son entrée au gouvernement, Ambroise Croizat, ministre du Travail déclarait: [...] J'entends demeurer fidèle à mes origines, à mes attaches ouvrières et mettre mon expérience syndicale au service de la nation. [...] Mais il n'y aura pas de politique efficace sans l'accompagnement du peuple vigilant". Marcel Paul, ministre de la Production industrielle, s'adressait ainsi aux hauts-fonctionnaires de son ministère: "On ne vous paie pas pour que vous m'indiquiez les articles du Code m'interdisant de réformer, mais pour y trouver ceux qui vont me le permettre."

 

A l'évidence, l'action de ces ministres qui voulaient changer la vie laisse rêveur devant celle du gouvernement de François Hollande. Mais cette cassure dans la manière d'envisager une politique au service des hommes et de la nation ne doit-elle s'écrire qu'au passé? Et en 1981 ou en 1997, les ministres communistes furent-ils aussi les porteurs de cette volonté? Permettez-moi d'ouvrir le débat  sur toutes ces choses.

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