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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

François Hollande conduit une politique social-libérale, persifle la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann qui dit être de l'aile gauche du parti à la rose. "Non, ce n’est pas une politique sociale-libérale", réplique vivement Benoît Hamon envers son ancienne copine de la gauche du PS. Oui, Benoît Hamon s'y dénombrait avant d'être adoubé ministre...

Ce mot semble être une insulte chez les encartés rue Solférino. Mais d'où provient-il? Il n'y a pas si longtemps, Bertrand Delanoé, sénateur-maire PS de Paris, une pointure dans son parti, déclarait qu'il était lui "libéral et socialiste".

 

C'est la Fondation Saint-Simon qui remet le mot social-libéral au gout du jour en 1982. Ce club se veut de réflexions avec Pierre Rosanvallon, intellectuel de la CFDT, Roger Fauroux, patron de Saint-Gobain et l'inspecteur des finances Alain Minc pas encore copain de Sarkozy. Du beau monde quoi parmi ses fondateurs.

La fondation était pour humaniser le capitalisme, avec l'idée de réconcilier la gauche socialiste avec l'économie de marché, celle-ci devant être régulée par une redistribution juste de la richesse, une modernisation de l’Etat et une montée en puissance de la concertation sociale.

 

Lorsque Tony Blair devint premier-ministre de la Grande-Bretagne, il appliqua le social-libéralisme à fond. C'est à dire qu'il s'allia avec le capitalisme pour détruire les acquis sociaux restés encore debout après la très réactionnaire Margaret Thatcher au pouvoir. En Allemagne, Gerhard Schröder fit pareil. Au sein de l'internationale socialiste à laquelle ils appartenaient, le PS français ne vit pas le mal ou on fit semblant de ne pas le voir.

 

Vint Lionel Jospin en 1997 et jusqu'en 2002, premier-ministre PS et la gauche plurielle. Il se disait social-démocrate. On signa à tour de bras des traités européens pour démolir toujours plus la souveraineté nationale et on privatisa des pans entiers de services publics, entres autres gâteries sociales-démocrates.

 

Aujourd'hui, François II fait la politique désastreuse pour le pays que l'on connaît.

En son temps, la Fondation Saint-Simon pondait note sur note: ouvrir l’université au monde de l’entreprise; promouvoir l’Europe ; introduire de la souplesse dans le marché du travail en passant par la négociation sociale entre "partenaires sociaux", réconcilier la gauche socialiste avec l'économie de marché...

Pile poil ce que fait l'Elysée.


Alors sociale-démocrate ou sociale-libérale la politique de l'Elysée? En tout cas,  l'aile gauche du PS reste accrochée dans le parti aux ordres de François II sans que cela ne la dérange.

Alors caca noir ou noir caca? Allez, je vous laisse le choix.

Les ménagères du capitalisme

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