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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

"Non d'un coffre-fort en Suisse", avait tempêté Laurence Parisot, la pédégère des pdg français, dans les médias. "Il serait scandaleux qu'un gouvernement, que j'ai invité à l'université d'été du MEDEF, parle de nationaliser Arcelor-Mittal, à Florange. Ce serait contraire au droit de propriété, autrement dit à la liberté d'exploiter nos gens pour en tirer du profit pour les coffres-forts helvétiques ou d'ailleurs".


Oui, Arnaud Montebourg, l'as de l'esbroufe et de du boniment, avait parlé d'une nationalisation temporaire, un peu comme un cdd, le temps qu'un autre sidérurgiste, autre que l'Indien Mittal, mette du fric au pot pour racheter les aciéries de Florange. Oui, une nationalisation mais pas trop, pour ne pas effaroucher la meute des économistes qui grugent les esprits dans les médias et pour satisfaire la copine Parisot. Et pour que ça ait de la gueule, le bonimenteur Arnaud était venu le dire en pleine Assemblée nationale.


Et bien non, même pas une nationalisation en cdd: ce n'est plus un recul de l'Elysée socialiste, c'est une déroute en rase campagne sans s'être battu.

On prend le milliardaire Mittal et on recommence, cet affairiste qui avait promis d'embaucher 2 000 personnes et d'investir massivement lorsqu'il s'est emparé de Florange, il y a 6 ans de cela. Sans jamais le faire jusqu'à ce jour. "Attention", a déclaré Jean-Marc Zayrault, "la France sera vigilante si les promesses ne sont pas tenues". Mittal en a mal aux côtes de rire à cette déclaration, tellement qu'il ne peut pas boire le champagne que lui a offert  Laurence Parisot.


Pourtant, chaque année, la France consomme 20 millions de tonnes d'acier et en produit 16. Si on avait eu vraiment le désir de réindustrialiser le pays, une vraie nationalisation était la seule solution. En plus, c'est prévu dans la constitution de la Ve République, une des rares  bonnes choses dans ce texte initié après le coup d'état d'un certain Charles de Gaulle en 1958. Tiens à cette époque, le PS avait été d'accord avec la prise du pouvoir par le général de Gaulle, porte-drapeau de la droite.

 

Bon, vous en tirerez les conclusions que vous voudrez. D'autres continueront à gober des couleuvres sans relâche. D'autres encore feront les ni-ni, comme s'il y aurait un peu de grain à moudre du côté de l'Elysée.

 

Pendant ce temps, à Florange, les salariés d'Arcelor-Mittal, mes frères, mes amis, mes fils, mes camarades, sont trahis.

Oui, on disait aussi ça en 1940...
Et hélas, il y en eut beaucoup pour le croire...

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