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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

     francois-hollande-25-04-20072

     C'est la question que l'on peut honnêtement se poser après tous les discours tenus ce dimanche. En effet, selon le journal allemand Der Spiegel, les dirigeants conservateurs d'Allemagne, de Grande-Bretagne, d'Espagne et d'Italie feraient front commun pour ne pas recevoir le candidat socialiste à la présidence de la République Française.

     Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, de s'en outrer: "cette pression conservatrice inédite dans l'histoire de l'Europe romp avec la tradition qui veut que le chancelier, ou la chancelière, ou le président français quand c'était l'inverse, reçoive les principaux candidats des deux camps". Ainsi, Lionel Jospin et Ségolène Royal, dans leur prétention à devenir chef de l'état français, ont-ils donc rencontré le chancelier ou la chancelière d'Allemagne.

     Ma foi, curieuse manière de faire de la politique en souhaitant être reçu, à tout prix, par les ennemis à ses propres idées. C'est comme, si un délégué du personnel, avant de se présenter aux suffrages de ses camarades de travail, rencontrait le boss de l'entreprise. Bon, il est vrai que dans le monde du turbin, la lutte de classes n'existe pas pour les syndicats réformistes et que certaines portes s'ouvrent en catimini à l'Elysée ou au Medef, avant des réunions cruciales pour la vie des travailleurs. Bien, avec cette protestation élevée par Pierre Moscovici à l'encontre d'Angela Merkel et à ses petits copains que sont David Cameron, Mariano Rajoy et Mario Monti, on apprend que c'est du pareil au même avec le PS.

     Il est vrai qu'au niveau de l'Union européenne, notamment dans l'asphixie de la Grèce, je n'ai trouvé aucun commentaire du PS critiquant la position du FMI ou de la BCE. Et le MES fut bien avalisé au Parlement européen par l'ensemble des élus conservateurs, sociaux-démocrates et écologistes. C'est pour cela que Daniel Cohn-Bendit  (élu écolo européen sur la liste française) s'est dit horrifié devant les élus PS s'abstenant au parlement français au sujet du MES.

 

     Et surtout ne souriez pas. François Hollande a rappelé, pour ne pas en être de reste dans ce marché de connivences, "qu'en cas de victoire, il tenterait de les convaincre (les sus-nommés) d'ajouter une dimension de croissance aux traités européens".

     Alors préparez le thé et les petits gâteaux qui vont avec. A moins que Mariano, Mario, et même Angela ne soient pas fans de cette boisson. Faites attention camarades, il ne faudra pas se fâcher pour une collation et faire capoter l'Europe de la concurrence libre et non faussée, tout de même...

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