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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

  Dans l'agenda de François Hollande, tout frais président de la République en exercice, la rencontre à Berlin avec la Chancelière du pays qui dirige l'Europe de la concurrence libre et non faussée en asservissant ses peuples à la loi des marchés. Il allait lui proposer de la croissance dans cette marée d'austérité et de souffrances qui submerge l'UE. LOr, la conférence commune, que François Hollande et Angela Merkel ont tenu mardi soir, a montré que rien ou presque ne les divisait sur la marche de l'Europe. La montagne aurait-elle accouché d'une souris?

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  Cela m'inquiète. Peut-on privilégier une croissance nécessaire et non plus la rigueur à marche forcée, sans s'attaquer aux privilégiés qui pillent notre quotidien, sans lutter durablement contre la spéculation et la financiarisation de l'économie?

  Cela m'inquiète d'autant plus que Jean-Pierre Jouyet avait lâché le morceau en confessant à la presse que Jean-Marc Ayrault serait premier ministre avant la déclaration officielle de l'Elysée: preuve que ce monsieur est dans les petits papiers du gouvernement qui se prépare. Il est vrai qu'il est resté grand ami avec François Hollande, malgré qu'il fut ministre des Affaires européennes de Sarko et nommé ensuite par celui-ci, Président de l'Autorité des marchés financiers (tout un symbole rien que dans le titre), ce qu'il est toujours.

  De plus, parmi les 40 économistes qui ont soutenu publiquement François Hollande, tous sont favorables à l'économie de marché. Pire, certains siègent dans des conseils d'administrations des banques ou y exercent des fonctions.

  Enfin, François Hollande, lors de sa campagne, n'a fait aucun mystère de préserver les équilibres budgétaires de la nation, sans faire trop de cas des inégalités sociales provoquées par la crise. Et jusqu'à preuve du contraire, tous les partis socialistes de l'UE appartiennent au même groupe politique au sein du Parlement européen, sans n'avoir jamais remis en cause le marché ni la destruction des services publics ordonnés par Bruxelles.

 

  Le 6 mai 2012, j'ai voté pour sortir Sarkozy de l'Elysée, pas pour donner quitus à François Hollande. Pour l'heure, l'histoire semble me donner raison.

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