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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

François Hollande a fait avaliser par les parlementaires socialistes et de droite le traité européen d'austérité concocté par Angela Merkel avec comme second Nicolas Sarkozy. Il vient aussi de mettre en pratique le rapport de Louis Gallois, un grand patron gaulois qui avait rendu des propositions de patron. Mais pour l'Allemagne, fer de lance du capitalisme en Europe, ce n'est pas assez. C'est l'hebdomadaire Die Zeit qui l'affirme.

 

Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble (CDU) vient de demander au Conseil allemand des experts économistes, une instance composée de cinq spécialistes indépendants, de trouver des idées de réformes à soumettre ( à dicter?) à la France. Et Die Zeit d'écrire:

 

«La démarche est inhabituelle, car ce conseil créé il y a 49 ans ne s'est jusqu'à présent pas occupé de la politique des autres pays. Le fait qu'il doive pourtant le faire maintenant montre à quel point Berlin se fait du souci pour l'état de l'économie française. […] D'après les données de la Commission européenne, le pays ne va pas réussir comme prévu à faire passer son déficit budgétaire au-dessous de la barre des 3% l'an prochain. La France est au bord de la récession, le nombre de chômeurs a atteint désormais plus de trois millions. Si la situation continue à s'aggraver, la crise européenne pourrait à nouveau empirer.»

 

Attention, le Financial Times Deutschland dit que cela n'a rien d'officiel. Comme si le ministre des finances d'Angela ne réunissait une instance QUE pour le plaisir de se rencontrer entre potes de la concurrence capitaliste libre et non faussée.

D'ailleurs, comme le rappelle le FT Deutschland, Lars Feld, l'un des cinq «sages» du-dit Conseil, a déjà tenu cette semaine des propos très inquiétants au sujet de la France lors de la présentation du rapport d'expertise annuel:

«La France est le plus gros problème de la zone euro en ce moment. Le plus gros problème, ce n'est plus la Grèce, l'Espagne ou l'Italie, c'est la France, parce que la France, au vu de la production de sa compétitivité, n'a rien entrepris, et prend même le chemin inverse.»

 

Et de ce fait:

 

merkel hollande europe

 

Voilà, la messe est dite et à bon entendeur, salut!

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