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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Figurez-vous que je vivais une journée de merde: Carambar stoppait net ses blagounettes dans les emballages de son caramel. Des générations qui les lisaient. Du coup, c'était comme si le ciel m'était tombé sur la tête. Qu'est-ce j'allais raconter lors des repas de famille entre la poire et la poire. Oui, parce que chez nous, on est conscient que le gouvernement nous prend pour cela. Bref, j'allais me coucher chagrin: plus de blagues Carambar, dites-moi que ça n'était pas possible! Et puis, une manie, la télé, peut-être qu'ils allaient en parler de ce Tsunami.

 

Vite une chaîne d'info, ce n'est pas ça qui manque. Bon c'est le même rata partout, même les présentateurs, ils se les échangent, c'est dire. Ah, c'est des journalistes. Pardon, je croyais à des intermittents de l'info..

Et puis, paf dans le pif, qu'est-ce que j'entends sans regarder l'image: un terrible cataclysme s'est abattu sur la France. Ni une ni deux, je réveille mon épouse. Il faut qu'elle soit témoin de cette incommensurable catastrophe. Peut-être la fin de la France et que les Mayas avaient eu raison...

 

Ben non. Nicolas Sarkozy était mis en examen par un juge d'instruction dans l'affaire Bettencourt que c'en était un scandale.

La dame Christine Boutin de pleurer à chaudes larmes: "Rendez-vous compte, après Cahuzac un si beau gosse, notre Nicolas le sauveur de la France. Mais qu'est-ce qu'ils ont ces juges d'instruction à faire du mal aux hommes politiques dont on a tant besoin!". Bon, je n'ai pas enregistré toutes les larmes de madame Boutin, mais le fond y est.

Ensuite, le ban et l'arrière-ban du clan qui était autrefois autour de Sarkozy à l'Elysée y sont allés de leurs anathèmes. Même l'avocat de Nicoléon 1er s'en est mêlé en qualifiant la décision d'un magistrat « d’injuste et d’incohérente sur le plan juridique ». Comme si les maîtres du barreau n'étaient plus des auxiliaires de justice mais des juges à part entière qui décident ce qui est bon ou mauvais.

 

Enfin, ceux qui se sont époumonés contre le juge Gentil, c'est plutôt l'arrière ban de la claque à Nicolas Sarkozy. Les Bertrand, les Copé, les Fillon et tutti quanti, qui crèvent d'envie de prendre à leur tour l'Elysée y sont allés de leur tristesse. Ma non troppo comme il se dit au Vatican qui s'y connaît en problèmes dynastiques.

 

Du coup, j'ai dormi comme un loir. C'est con parfois la vie. Un seul être est mis en examen et le printemps semble refleurir.

PLACIDE

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C
Bonjour Roger,

J'aime bien ta prose ! Permets-tu que je te la pique car je n'ai qu'un malheureux petit communiqué bidon de l'huma sur mon blog comme trace de cette grande joie que l'on osait espérer ?

Amitiés

caroleone
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