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Publié par le Mantois hier et aujourd'hui

     A chaque grève dans le transport des voyageurs, les médias de la pensée unique exhibent le mot OTAGE dans leurs gros titres. ils vendent ainsi leurs idées en dénaturant honteusement ce qu'est un otage, une personne retenue prisonnière et qui risque sa libération et souvent sa vie.

 

     Cela dit, la grève des salariés des entreprises privées de la sécurité aéro-portuaire occasionne de forts désagréments et pénalise les usagers. Entre nous soi-dit, pour la petite histoire, ils sont taxés ordinairement de clients par les médias, sauf lors d'un conflit où revient le terme d'usager: encore une bizarrerie de la langue française, peut-être.

     Donc cette grève génère des retards dans les départs d'avions, voire carrément des annulations.

     Mais la faute à qui?

 

     Les revendications salariales et d'organisation du travail sont restées lettres mortes de la part du patronat. De ce fait, un préavis de grève a été déposé le 8 décembre 2011, avec copie au ministère du Transport et à la Direction générale du transport. Donc, l'Etat aurait pu faire le médiateur entre les syndicats et le patronat pour que s'ouvrent des négociations durant la durée du préavis, comme le prévoit la loi qui est d'ordre public.

     Non, un pseudo négociation s'est déroulée la veille de la grève. De plus, le ministre des Transports et le patronat ont opté pour un pourrissement du conflit. Assommés par les médias, les salariés, percevant entre 1 000 et 1 300 euros, pour un travail constamment en décalé, dimanches et fêtes compris, ne tiendraient pas. Et puis Thierry Mariani, en charge des Transports, passe beaucoup de temps à battre campagne, avec l'argent public, dans la zone Russie-Asie-Océanie pour laquelle il brigue être député UMP.

 

     Désormais, le gouvernement des riches entend envoyer la police pour remplacer les grévistes. Tollé des syndicats de police, unanimes pour cette fois. Les uns et les autres rappellent qu'autrefois la sécurité était effectuée par la police nationale avant d'être transférée à la sous-traitance du secteur privé. Et aujourd'hui, ce n'est pas à elle de régler un conflit social.

     Alors, dans cette grève, qui est otage de qui?

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