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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Et aucun média n'en parle, alors que la grève paralyse la Société des chemins de la Corse depuis vendredi 25 janvier. Son communiqué du 25 janvier:« La société des Chemins de Fer de la Corse a le regret d'informer son aimable clientèle qu'en raison de la prolongation du mouvement social engagé le 24 janvier, aucun train ne circulera vendredi 25 janvier 2013. Pour les jours suivants, la circulation des trains s'avère incertaine à ce stade des discussions. La société des Chemins de fer de la Corse présente ses excuses pour les désagréments occasionnés. »


Si cela n'est pas de la désinformation, s'indigne Canaille le Rouge à qui j'emprunte quelques lignes de sa légitime colère...

 

http://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/article-taille-normale-nm/image/protec/2013/01/25/19861560.jpg

Piquet de grève gare de Bastia 


Pour mesurer la complexité de la situation :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2e/Korsikabahn01b.JPG/280px-Korsikabahn01b.JPG

 

Un réseau routiers précaire, une géographie contraignante, un enclavement du coeur de l'île, un réseau de transport ferroviaire qui assure une part essentielle de ce désenclavement, réseau dont les luttes ont imposé la modernisation et un conflit dont la tutelle politique porte la totale responsabilité.

 

La Collectivité Territoriale de Corse (CTC) est l'autorité organisatrice des transports, elle est présidé par Dominique Bucchini (PCF). Elle est la seule communauté territoriale propriétaire de son réseau ferroviaire (en cela attention à un rôle de pois(s)on pilote pour les régions sur le continent).


Sur 230 cheminots, 191 dénoncent la convention signée entre le Syndicat des Travailleurs Corses et la CTC. En effet, malgré que le STC soit majoritaire aux élections professionnelles dans l'entreprise, une majorité de cheminots corses s'est mise en grève à l'appel de la CGT. 


Les chemins de fer corses ont un statut particulier qui n'est pas celui de la SNCF.


 

 

http://corse.evous.fr/local/cache-vignettes/L361xH487/Train1-4216e.gif

 

Vers un 9eme jour de grève des cheminots

 

   

 

La grève conduite par la CGT se poursuit. Le trafic ferroviaire de l'île est toujours paralysé. Après huit jours de mobilisation, le dialogue entre le président de l'Office des transports de la Corse (un socialiste) et les grévistes n'est toujours pas rétabli.

Les revendications portent sur le statut social qui vient d'être mis en place par l'office des transports.

Hier matin, plusieurs dizaines de cheminots ont établi leur piquet de grève devant la direction des Chemins de fer de la Corse, à la gare de Bastia, afin de faire entendre leur voix.

« Nous entendons dénoncer les méthodes de travail employées par l'office des transports de la Corse. Ce statut social s'il est voté de la sorte par l'assemblée de Corse va entraîner des inégalités entre les salariés des chemins de fer de la Corse. Certains d'entre nous seront pénalisés sur l'avancement de carrière. Il y aura aussi des pertes de salaires. Cela, nous ne pouvons pas le tolérer. »

191 cheminots ont signé une pétition contre le statut social qui devrait rentrer en vigueur après un vote de l'assemblée de Corse. Les grévistes demandent au président de l'office des transports, Paul-Marie Bartoli, de renoncer à présenter le texte dans sa forme actuelle.

 


http://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/article-taille-normale-nm/image-corbas26q200_lv_greve_cheminots.jpg

 

 

Depuis maintenant une dizaine de jours, les Corses n'ont pas de trains et les cheminots corses n'ont pas de réponse à leur demande de rencontre.

 

Leur revendication est simple et claire : ils veulent un statut qui leur a été durant des années refusé, que la gauche s'est engagée à négocier et que, maintenant aux affaires, elle "oublie" de concrétiser, notamment tous les aspects salaires et déroulements de carrière.  

 


Pour la CGT, de nombreux points posent problèmes, comme le risque, "d'une perte de revenus de près de 800 euros par an pour certains agents" a affirmé, Barthélemy Luciani, délégué CGT de la CFC. 

 

Les cheminots, qui ont été à la pointe du combat contre les pratiques économiques diverses et variées de la droite aux affaires, pratiques qui émaillent un folklore ouvrant sur des dérives maffieuses, ne peuvent accepter de servir de laboratoire du recul social par ceux là même qui ont été mis en place pour construire la rupture. 

Le silence de la majorité de la CTC, qui manifestement tente d'imposer de force ses ukases, est révélateurs de pratiques ne répondant pas aux exigences revendicatives des salariés.

 

 

Le blog de Canaille le rouge, c'est ici: link

 

 

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