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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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  Communiqué de la Confédération Générale du Travail:

  8 mars 2012

  Pour l’égalité dans le travail et dans la société!
  L’égalité professionnelle, un enjeu majeur !


  La loi de 2006 faisait obligation aux entreprises de négocier pour réduire les écarts de salaires avant le 31 décembre 2011 sous peine de sanction.
  Le décret d’application du 7 juillet 2011 de l’article 99 de la loi du 9 novembre 2010 sur les retraites impose que les entreprises de plus de 50 salariés aient un accord ou un plan d’action sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au 1er janvier 2012 .
  À défaut, une sanction financière pouvant aller jusqu’à 1 % de la masse salariale « serait » appliquée par l’inspection du travail après mise en demeure et un délai de six mois pour mise en conformité.
  Mais l’entreprise pourra arguer de « difficultés économiques » pour déroger à la loi ! Combien d’entreprises seront sanctionnées ?


  Une autre inégalité doit retenir notre attention : celle qui existe entre les grandes entreprises et les petites. Rappelons que la moitié du salariat travaille dans des entreprises de moins de 50 salariés. Dans ces entreprises il y a peu de syndicats, par contre beaucoup de femmes.
  Douze des quatre vingt six familles professionnelles concentrent 52 % des emplois occupés par les femmes : les assistantes maternelles à 99,1 %, les secrétaires, les aides à domicile, les aide-ménagère et la dernière catégorie de ces douze catégories professionnelles, les enseignantes avec quand même 65 % de femmes. Ces emplois ont des salaires qui ne correspondent pas aux exigences et qualifications demandées !

  La CGT exige des négociations aussi bien dans le privé que dans le public pour la reconnaissance de la valeur du travail des salarié-e-s, la révision des classifications dans les entreprises et dans les branches professionnelles notamment dans les petites entreprises.
  Regarder de quoi est fait le travail, en apprécier la valeur, permettre les comparaisons entre des emplois différents et réviser toutes les classifications est un enjeu : exigeons l’application de la loi : « À travail de valeur comparable, salaire égal ».
  Parce que l’écart des rémunérations brutes annuelles entre les femmes et les hommes est encore de 27 %, la question des inégalités de salaires et du déroulement de carrière devra faire partie de tous les domaines de la négociation.


  L’égalité : un enjeu social!
  Veiller à une juste représentation des femmes dans toutes les structures, dans tous les lieux de décisions, changer la culture pour y parvenir nécessite la volonté de la parité.
  Les discriminations, les inégalités au travail se nourrissent du partage inégal des tâches et des rôles dans la société ce qui nous engage à développer également des revendications sociétales, par exemple des services publics à la hauteur des besoins pour l’accueil de la petite enfance, l’éducation, la réponse à la perte d’autonomie…
  Les préjugés sexistes, les violences verbales, psychologiques, physiques envers les femmes doivent disparaître.

 

  Il ne peut y avoir de progrès social aux dépens des femmes.
  Il y a urgence d’un autre partage des richesses.

 

  L'égalité se clame aussi dans la rue!

  Manifestation unitaire à Paris, jeudi 8 mars 2012, 18h 30 de Nation à Bastille!

 

 

     Pendant ce temps, Marine Le Pen, la fille de son père (au propre comme au figuré), découvre son vrai visage. Elle reprend l'un des thèmes majeurs de l'extrême droite: le caractère sacré de la conception.

     Lundi soir, sur TF1, elle a déclaré être contre le remboursement de l'IVG, si elle était élue: "Si j'ai un choix budgétaire à faire entre un acte qui peut être évité, étant entendu quand même qu'il existe de nombreux moyens de contraception dans notre pays, et être obligé de dérembourser des actes qui ne peuvent pas être évités (...)" Déclaration qui s'ajoute au silence pesant de la candidate Fn au sujet de la gratuité de la contraception. Bref, la chef de l'extrême droite française est clairement contre l'avortement.

     Bon, on sait aussi qu'elle est une fervente adepte du retour de la femme au foyer, autre idée de prédilection de la droite extrémiste. Cela pourrait faire les affaires de certains bénets qui n'ont rien compris au sens de l'histoire. Oui, Le Pen fille propose ni plus ni moins qu'un salaire "de remplacement" du niveau du RSA pour une mère avec 2 enfants. Bonjour le social!

 

     Naturellement, ces lignes n'exonèrent en rien la politique actuelle de Nicolas Sarkozy en défaveur des femmes en général, des femmes salariées en particulier. Dans le nouveau Code du travail, détricoté par le Medef et l'UMP, un petit rien mais aux lourdes conséquences: désormais, une femme peut porter la même charge qu'un homme! Et en matière d'égalité salariale entre les deux sexes, Laurence Parisot comme Xavier Bertrand ont égaré leurs stylos.

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