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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Pas celui du palais de l'Elysée, mais celui du Vatican. Il a reçu samedi en audience 45 membres du Parlement de la République française qui est laïque (jusqu'à preuve du contraire).

Pour recevoir son message, 2 députés PS étaient aussi de cette sauterie. Mon propos n'est pas de vilipender le catholicisme d'un parlementaire. Mais les dits représentant de la nation ont-ils voyager sur leurs fonds personnels ou aux frais de la République française laïque telle que la Constitution le dit?

Le loi de 1905, si elle sépare ad eternam les églises (toutes) et l'Etat, n'interdit aucune religion, sinon que celles-ci se tracassent de leurs ouailles comme bon leur semble, sans s'incruster dans la vie de la cité et des lois votées.

 

Or, devant 29 sénateurs et 16 députés, François de Rome  a invité (pas ordonné?) les élus de la nation à "amender et même abroger" les lois contraires à leur conscience. En vérité aux dogmes édictés par l'église catholique romaine.

Petit rappel, le 23 avril, avait été adoptée en France la loi pour le mariage pour tous. De quoi je me mêle auraient du s'écrier à celui qui trône à Rome les 2 députés de François II qui l'avaient votée. Non?

Non, hier sur BFM tv, Erwann Binet, député PS et rapporteur du projet de loi sur le mariage pour tous en personne, a estimé qu'il n'y avait "pas lieu de polémiquer" sur les propos de pape François. Et son compère qui était allé chercher la bonne parole à Rome, Thomas Thévenoud, a assuré dans un communiqué que le pape n'avait "absolument pas demandé l'abrogation de la loi sur le mariage pour tous".

 

Ce n'est pas ce que disent les agences de presse, l'AFP en premier: "Le pape a d'ailleurs paru rendre hommage à la mobilisation de centaines de milliers de Français dans le cadre des manifestations contre "le mariage pour tous. [...]On peut se féliciter, a-t-il dit, que la société française redécouvre des propositions faites par l'Eglise, entre autres, qui offrent une certaine vision de la personne".

A la sortie de l'audience, le sénateur UMP Charles Revet, qui dirige le groupe d'amitié France-Saint-Siège, a lui affirmé que le terme "abroger" était "un terme que le pape a appuyé".

Et toujours selon l'AFP: "Le pape argentin avait indirectement salué vendredi la position que le primat anglican Justin Welby avait récemment prise pendant le débat parlementaire à Londres contre le projet de mariage homosexuel."

 

Voilà, je n'ajoute plus rien à la chose. A chacun, en toute conscience, de dire ce qu'il en pense. Amen.

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