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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Surtout depuis la création de RFF (Réseau ferré de France) en 1997. En se séparant de la SNCF à cette date, cet organisme est devenu indépendant. D'où, des trains de la SNCF stoppés, à cause de travaux réalisés par RFF gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire.

Ainsi, dans la nuit de vendredi à samedi, le TGV La Rochelle-Paris est arrêté sine die en gare de Saint-Pierre-des-Corps. Motif, il en retard sur son horaire et à cette heure-ci, des travaux importants en hommes et matériels vont débuter sur la voie (future ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux). Le TGV était parti à 20h 24 de La Rochelle, mais suite à des incidents de signalisation, il avait été retardé.

Terminus donc pour la centaine de passagers qui est pressée de descendre du TGV. Puis dodo en gare de Tours ou dans des hôtels pour les plus chanceux.

Aucune anticipation de la SNCF, pas de plan B (prévision de bus par exemple) ni pas de déviation non plus sur la voie classique qui double la ligne TGV, le conducteur du train stoppé n'avait aucune autorisation réglementaire pour rouler dessus. Les malheureux voyageurs ont pu repartir pour Paris, le matin, dans "un train de leur choix", dixit la SNCF.

 

Ne croyez pas que ce genre d'incident fâcheux pour les voyageurs est épisodique.

Après la création de RFF, je conduisais le dernier train de Conflans-Ste-Honorine à Mantes-la-jolie. Au milieu de mon trajet, dans un gare, plus d'alimentation de mon automotrice: voltmètre à 0. Gare de banlieue fermée à cette heure. Renseignement auprès du régulateur de la ligne: des travaux sont entrepris sur les caténaires par une entreprise privée et donc plus de courant électrique pour circuler jusqu'à 3 heures du matin. Un point c'est tout, démerdez-vous avec les voyageurs en quelque sorte.

Depuis, pour ne plus être emmerdée, la SNCF a remplacé les trains de banlieue de nuit par des bus. On met plus de temps, mais plus d'anicroches. Un jour, on supprimera les bus, faute de passagers. On appelle ça le progrès dans le pays où le chemin de fer et la notion de service public n'étaient pas rien hier encore. Mais c'était hier, pas maintenant.

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