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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Capture d'écran

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En tout cas, instaurée en 1958, par une espèce de coup d'Etat portant le général de Gaulle au pouvoir, la 5e République est dirigée par un homme de droite pour ceux qui encore en douteraient. Appelé au pouvoir par les militaires et la rue européenne à Alger, également par Guy Mollet, secrétaire général du Parti socialiste à cette époque, de Gaulle s'octroie les pleins pouvoirs à travers la constitution monarchique de la France qu'il édicte.

Pleins pouvoirs que ni Mitterrand ni Hollande présidents socialistes n'ont tailladés d'un coup de canif. L'histoire, toujours l'histoire, pour ne pas être pris constamment dans le vent.

Côté Parti socialiste, il y a ceux, peu,  qui demeurent dans la vieille maison, beaucoup plus sont ministres en exercice u chambellans du président, ou rêvent à un ministère avec Macron président prochainement. La politique anti-sociale de François Hollande et l’émergence d’Emmanuel Macron à partir de 2016 ont précipité l’effondrement de la social-démocratie. A vouloir gérer loyalement le capitalisme, selon un mot de Léon Blum, chef de gouvernements socialistes au début du 20e siècle, les électeurs préfèrent l'original à la copie: Macron plutôt que Hidalgo. Pareil à droite avec Pécresse.

Cependant, il reste une extrême droite dangereuse qui ne recule pas, malgré les signaux de complaisance au Medef par Z ou MLP:  engagements sur le remboursement de la dette publique conformément au diktat de l'UE du capital, pas de sortie du carcan monétaire européen, plus de retraite à 60 ans, aucune augmentation du Smic et allègement des cotisations sociales des entreprises pour plomber plus encore le budget de la Sécu, etc.

A quelques jours du premier tour, Brice Teinturier, sondeur pour Ipsos, évoque deux scénarios. « Soit dans les dix derniers jours, comme en 2017, la mobilisation remonte et on peut espérer à ce moment-là une abstention contenue, on va dire à 25 %, soit on est vraiment sur un schéma différent, et là effectivement on peut être dans la zone des 28, 30 % d’abstention ». Aux dernières élections régionales, deux-tiers des électeurs s'étaient abstenus. Pour cette présidentielle, dans les deux cas, l'abstention serait historique pour l'élection majeure dans la 5e République

Avec la guerre en Ukraine, la hausse des prix et la baisse du pouvoir d'achat, les réformes exigées par les marchés à Bruxelles ou en France, ces éléments annoncent un futur quinquennat potentiellement explosif. Et ils sont la marque de la prédominance des forces politique réactionnaires sur le terrain politique.

Le débat n'est plus à réconcilier les gauches, mais à rallier les catégoriques populaires, la jeunesse, les travailleurs, salariés et retraités, à un futur de révolution démocratique et sociale.

Oui alors à un vote de conviction. Mais pas pour une de ces espèces d'énième congrès entre-soi où on est les plus forts parce qu'on est les meilleurs.

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