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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Nicolas Sarkozy ne répond pas devant le tribunal judiciaire de Paris

Notre roi démocratiquement élu, du 16 mai 2007 au 15 mai 2012, ne voulait pas comparaître comme témoin dans l'affaire des sondages organisés par le palais de l'Elysée. Mais le président de la 32e Chambre correctionnelle de Paris en a jugé autrement. Il a convoqué le citoyen Sarkozy, manu militari s'il le fallait. Et plutôt mal gré que bon grè, ledit citoyen, ex-président de la République, est toutefois venu.

Dans ledit procès, sont jugés des ex-collaborateurs dudit palais pour favoritisme et détournement de fonds publics à la suite de commandes de sondages. Sur le bancs des prévenus : Claude Guéant, ex-secrétaire général de la présidence sous Sarkozy président; Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet dudit Sarkozy président; Patrick Buisson, historien et journaliste venu de l'extrême droite, écrit La Dépêche du Midi, conseiller officieux et pote de Nicolas Sarkozy, patron d'un institut de sondages; Pierre Giacometti, lui co-dirlo-général de l'institut de sondages Ipsos, etc.

Commander des sondages avec l'argent public n'est pas contraire à la Loi. Mais la Justice a retenu que lesdits contrats ont été conclus entre potes sans appel d'offres et sans publicité.

Comme la Constitution de notre 5e République édicte que tout président est sacralisé par l'immunité présidentielle, aucun roi élu de la 5e République ne peut être jugé durant ses actes exercés sous son mandat de roi démocratiquement élu. De ce fait, dans cette affaire illicite de sondages, Nicolas Sarkozy, qui logeait à l'Elysée de 2007 à 2012, n'a jamais été inquiété le moins du monde par la justice.

Toutefois, le président de la 32e chambre correctionnelle a tenu à l'entendre comme témoin et le citoyen Sarkozy s'est exécuté.

Mais pour dire quoi aux magistrats jugeant "au nom du peuple français"?

Nicolas Sarkozy a refusé catégoriquement de répondre aux questions, lui qui fut le patron en son temps de Claude Guéant et d'Emmanuelle Mignon dans cette affaire de contrats illicites. Tout cela au nom de son immunité présidentielle qui court même après la fin de son règne, pardon de son mandat présidentiel.

Et Nicolas Sarkozy est sorti du tribunal, libre comme l'air et sans avoir répondu aux magistrats. Sans un regard sur ses ex-potes qui risquent eux fortes amendes et peines de prison de 2 à 5 ans.

Mais qu'en dit le Conseil constitutionnel sur cette prétendu immunité présidentielle? Le dit Conseil, est présidé par Laurent Fabius, ex-premier ministre socialiste de la 5e République.

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