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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Du camp d'Aincourt (Seine-et-Oise) à celui de Châteaubriant (Loire-Atlantique)

Camp d'Aincourt, aujourd'hui dans le Val d'Oise

Le 5 octobre 2021, s'est tenue la cérémonie patriotique commémorant, chaque premier samedi d'octobre, l'ouverture du camp d'internement d'Aincourt par la France pétainiste. Ce dimanche 17 octobre, a eu lieu le 60e anniversaire de l'exécution de 27 otages à Châteaubriant, le 27 octobre 1941. Deux camps surveilles par des gendarmes français et sous administration pétainiste, et dans lesquels l'Etat français désigne des otages à la vindicte nazie.

Du camp d'Aincourt (Seine-et-Oise) à celui de Châteaubriant (Loire-Atlantique)

Camp de Châteaubriant

Le 5 octobre 1940, Max Chevalier, préfet de Seine-et-Oise, réquisitionne le sanatorium d'Aincourt pour y interner des militants communistes de la région parisienne: dirigeants du Pcf interdit avant-guerre et syndicalistes de l'ex-CGTU chassés de la CGT avant-guerre également. Le camp est dirigé par le commissaire spécial de police Andrew, ancien commissaire des Renseignements généraux et ancien dirigeant du camp de Bailet où furent internés des communistes avant-guerre.

Parmi les dirigeants syndicalistes, internés à Aincourt dès son ouverture, figurent les secrétaires généraux des Métallurgistes parisiens, de la fédération des ouvriers et ouvrières de la Couture, du syndicat des Produits chimiques, de la fédération des travailleurs des Cuirs et Peaux, de la fédération du Papier-Carton.

Du camp d'Aincourt (Seine-et-Oise) à celui de Châteaubriant (Loire-Atlantique)

Rapport de la gendarmerie aux autorités pétainistes

Rapidement, au fur et à mesure que le nombre d'internés grossit, une activité communiste clandestine se fait jour dans le camp d'Aincourt, malgré le régime disciplinaire draconien et la répression qui s'ensuit.

Le 19 février 1941, le commissaire Andrew adresse au préfet de Seine-et-Oise une liste de 250 internés classés comme "communistes très dangereux","internés qui transmettent les mots d'ordre du parti" et "internés bien que moins violents seraient des plus dangereux en cas d'insurrection".

Des transferts sont organisés vers les camps de Voves, Rouillé et Châteaubriant. 7  internés d'Aincourt sont directement fusillés au Mont-Valérien.

27 otages de Châteaubriant, désignés par l'administration française, sont fusillés par les Allemands le 22 octobre 1941. Leurs corps sont amenés dans des caisses sans nom et numérotées, pour être enterrés dans 9 cimetières du pays de Châteaubriant.

 

Du camp d'Aincourt (Seine-et-Oise) à celui de Châteaubriant (Loire-Atlantique)

Parmi eux, des anciens internés d'Aincourt, considérés comme "communistes dangereux".

Source: Aincourt, le camp oublié

Du camp d'Aincourt (Seine-et-Oise) à celui de Châteaubriant (Loire-Atlantique)

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