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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Décès de Bernard Tapie: salut à l'artiste ou à l'affairiste?

Bernard Tapie est mort ce dimanche en son hôtel particulier parisien. Mais au-delà de sa grande vaillance contre le cancer qui le rongeait, était-il celui des tonnes d'hommages que les médias lui dressent depuis son décès? Ne fut-il pas l'incarnation de l'affairiste des "années fric à tout prix" lui causant de multiples démêlées judiciaires et la mise sur le carreau de milliers de travailleurs?

Sa première condamnation en affaire remonte aux années 1970 pour "publicité mensongère". Sa deuxième est ses méthodes employées pour acheter à prix cassé les châteaux en France du dictateur africain Bokassa.

Lancé dans les affaires, Bernard Tapie rachète des entreprises au bord de la faillite, parfois au franc symbolique, pour les restructurer, les délocaliser et licencier à la pelle, tout à les revendant ensuite, plus values à la clé. Exemple, à son palmarès d'affairiste, la fermeture de Manufrance à Saint-Etienne et 1 800 travailleurs au chômage.

Mais François Mitterrand, président socialiste de la République, le prend comme ministre en 1992. Député de la majorité présidentielle dans les Bouches-du-Rhône de 1989 à 1996, il devient député européen, toujours sous la bénédiction de Mitterrand, en 1994. Mais sa carrière politique cesse sine die.

En effet, le procès VA-OM se déroule en . Un joueur marseillais s'était approché de 3 joueurs de Valenciennes pour qu'ils lèvent le pied durant le match. Bernard Tapie est condamné le 15 mai 1995 à deux ans de prison dont un ferme, peine ramenée en appel en novembre 1995 à deux ans de prison, dont huit mois ferme, et une inéligibilité de trois ans.  À la suite de sa condamnation, il est déchu de son mandat de député le .

Mais toujours de "gôche" et dans les affaires, il sera finalement exclu du Parti des radicaux de gauche en 2007, puisque soutien de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

Bernard Tapie décédé ce dimanche, il ne sera ni condamné ni relaxé dans son dernier jugement pénal dont la décision était attendue ce mercredi. C'était l'affaire de l'arbitrage de 2008. Sous l'égide de Christine Lagarde, ministre de l'Economie de Sarkozy -puis patronne du FMi et aujourd'hui big boss de la BCE dans l'UE du capital-, un arbitrage accordait à Bernard Tapie 403 millions d'euros dans l'affaire Adidas. Somme que la justice civile normale lui sommait de rembourser en 2015.

Dans un communiqué, le locataire actuel du palais de l'Elysée énonce que: "Des procès perdus, des condamnations lourdes -des décisions qu'il aura contestées toute sa vie, le président de la République et son épouse" préfère se souvenir de "l'investisseur et entrepreneur talentueux".

Ou dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai dans quel bord tu es.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au-delà de la vaillance de Bernard Tapie contre le cancer qui le rongeait, son itinéraire d'homme ne fut certainement pas dans l'hommage glorieux que les médias tressent depuis son décès en son hôtel particulkier parisien. Symbole des années "fric à tout prix" Bernard Tapie est passé par la politique comme député, puis ministre de Mitterrand, président socialiste de la République, avant d'être le soutien d'un Nicolas Sarkozy ou d'un Emmanuel Macron.

D'ailleurs, le dernier locataire en titre du palais de l'Elysée, dans un communiqué de presse dit: "Des procès perdus, des condamnations lourdes, le président de la République et son épouse" préfère se souvenir "de l'investisseur et de l'entrepreneur talentueux".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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