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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le 20 septembre 1792, à Valmy, l'armée révolutionnaire française bat les armées coalisées de l'Autriche et de la Prusse dans lesquelles s'étaient agglomérés des émigrés français tenants de la monarchie absolue en France. Le 21 septembre, la Convention, élue au suffrage universel masculin en août, "décrète à l’unanimité que la royauté est abolie en France." La République française est proclamée le 22 septembre 1792. C'est la première République française.

Après la Révolution de 1848 et l'abdication de Louis-Philippe 1er, la Seconde République est proclamée le 24 février. Louis Napoléon Bonaparte en est élu président le 10 décembre. Par son coup d'Etat, il renverse la République le 2 décembre 1852. Il se proclame "Prince-Président", puis empereur sous le nom de Napoléon III le 2 décembre suivant. Le Second Empire, battu à Sedan par la Prusse le 2 septembre 1870, la république est proclamée le 4 septembre.

Le gouvernement provisoire tente vainement de combattre les Prussiens et les autres états allemands qui envahissent la France.

Le 18 janvier 1871, les souverains allemands, réunis dans la Salle des glaces à Versailles, désignent Guillaume 1er, roi de Prusse, empereur d'Allemagne.

L'armistice est signée le 28 janvier 1871. Elle prévoit en trois semaines l'élection d'une Assemblée en France et la paix ratifiée par cette Assemblée. Ces élections forcées ont lieu le 8 février, après une campagne d'une brièveté unique dans l'histoire française. Dans les départements occupés, elles ont lieu sous un contrôle des armées allemande. Une majorité de députés conservateurs, monarchistes et bonapartistes, est élue. Adolphe Thiers est élu "chef du pouvoir exécutif de la République française", c’est-à-dire à la fois chef de l'Etat et du gouvernement.

L'Alsace-Moselle est annexée par les Allemands et la France doit payer une énorme compensation financière aux vainqueurs. Mais la crainte d'une restauration monarchique, la déception liée aux conditions de paix, des mesures antisociales et l’enlèvement des canons de Montmartre, contribuent à provoquer, le , un soulèvement révolutionnaire à Paris, où est proclamée la Commune, le 18 mars 1871, en référence à la Commune insurrectionnelle de Paris du 10 août 1792.

Elle est écrasée par le sang, l'emprisonnement, le bagne et l'exil par le gouvernement d'Adolphe Thiers, avec la caution des armées allemandes autour de Paris. Les villes qui s'étaient proclamées Communes sont également défaites et réprimées en province, à Saint-Etienne, Lyon, Marseille, Narbonne ou Toulouse.

Adolphe Tiers est renversé le 24 mai 1873 par la majorité royaliste des députés. Patrice de Mac Mahon, maréchal d'empire par Napoléon III, est élu président de la République par les députés avec l'ambition affichée de restaurer la monarchie.

Mais avec la victoire des républicains à la Chambre des députés et au Sénat, il démissionne en 1879, n'ayant plus aucun soutien parlementaire. le républicain Jules Grévy lui succède à la présidence de la République.

Mais en tout cas, la Commune n'est toujours pas morte.

Alors comme ça, monsieur Macron, la République serait née le 4 septembre 1870. Et celle de 1792, sous la Révolution française?

L'un des drapeaux des communards parisiens

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