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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Licencié le jeudi par son entreprise, la COVED, après 26 ans de bons et loyaux service, il s'est suicidé au matin dès le jour suivant dans le garage de ses parents, revêtus de sa tenue de travail et de ses godasses de service.

Il avait avoué à son patron avoir bu deux bières offertes lors de sa tournée de ramassage des ordures. Il en conduisait le camion. Son taux d'alcoolémie avait été contrôlé à 0,19 g par litre de sang. Mais la COVED avait tenu que le salarié termine sa tournée et ramène son camion au dépôt. Ben oui, business is toujours business.

Établir un lien entre la tragédie et la vie dans l’entreprise est-il justifié, se demande très sobrement Ouest-France? En tout cas, le service de communication de la COVED, et pas sa direction qui a sans doute d'autres chats à fouetter, "ne souhaite pas commenter cette dramatique affaire".

Dans France bleu, le frère de l'éboueur décédé, lui-même éboueur, envisage de porter plainte au nom de sa famille. Il a encore en mémoire les marques de reconnaissance reçues pendant le confinement. "Mon frère a travaillé sans relâche pendant toute cette période, on était les héros du quotidien. Là c'est le monde qui s'écroule".

Oui, le monde d'après made in capital ressemble bien au monde d'avant made in capital.

Tiens, paru dans Midi Libre du 29 mai 2020, trouvez l'erreur ou les erreurs...

Mort d'un éboueur de 46 ans près de Caen, l'un de ces "héros du quotidien" selon Macron, contre le covid-19

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