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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Coucou, revoilou la réforme antisociale des retraites

"Il est inenvisageable que ce sujet ne soit pas traité avant 2022", selon le cabinet du sous-ministre Laurent Pietraszewski en charge de cette régression sociale.

Durant la pandémie du covid, ledit sous-ministre avait toujours un oeil sur le projet cardinal d'un ex-banquier d'affaires rendu aux affaires des riches et du capital en France. Selon Huffpost, il n'arrêtait pas d'adresser des notes à son patron à l'Elysée. Ledit palais a répondu sobrement  "Pas de commentaire" au HuffPost, sans démentir.

Et dans les médias, les députés godillots commencent à s'échauffer en attendant la parole de leur patron qui doit intervenir en juillet. Ainsi sur LCP, le 17 juin: “On a effectivement d’autres sujets à traiter en ce moment, mais concrètement elle n’est pas morte”, affirme Cendra Motin, députée de l’Isère.

Et le chef des députés élyséens, Gilles Le Gendre, de déclarer:  “La réforme des retraites, si elle est relancée, ne doit pas faire obstacle au nécessaire esprit de concorde qui doit présider à la reconstruction du pays”. Tout en assurant ne pas être au courant de ces préparatifs. Juré, craché, si je mens, j'irai en enfer!

"Esprit de concorde qui doit présider à la reconstruction du pays": Banco semblent dire la Cfdt et consorts. Ben oui, le temps d'avant est le clone du jour d'Après.

 

Un point d'histoire: le 25 septembre 1939, la direction de la CGT, dirigée par Léon Jouhaux, chasse tous les communistes de leurs postes de responsabilité à tous les niveaux.

Le 7 octobre 1939, c'est l'accord à l'hôtel Majestic, siège du ministère de l'Armement entre la CGT et le patronat pour une collaboration tripartite avec le gouvernement sur les problèmes de la mobilisation industrielle. Les dirigeants de la CGT de cette époque reconnaissent "que la réalisation d'un tel programme qui engage l'avenir ne peut laisser place, ni aujourd'hui, ni demain, à la lutte des classes, mais exige une rassemblement définitif pour une étroite et complète collaboration."

Le 24  mai 1940, CGT et patronat signent au ministère du Travail "la collaboration constante et loyale de leurs structures" et de la réaliser à tous les niveaux.

Le 14 juillet, Philippe Pétain, après avoir renversé la République et s'être arrogé tous les pouvoirs, nomme comme ministre du Travail et de la Production industrielle René Belin, numéro 2 de la CGT.

Le 20 juillet 1940, le comité confédéral national de la CGT modifie les statuts de masse et de classes de la CGT, et approuve la déclaration du 24 mai.

Dès le mois de juillet, des syndicalistes exclus de la CGT forment les premiers Comités populaires d'entreprises: la CGT clandestine.

Sources: Le syndicalisme dans la France occupée. Presses universitaires de Rennes

On connait la suite.

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