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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Il y a 77 ans, la France était en lambeaux, meurtrie, endeuillée, pillée et occupée par l'Allemagne nazie, avec la collaboration active du gouvernement pétainiste. Mais le 27 mai 1943, se tenait à Paris, rue du Four, la première réunion du Conseil National de la Résistance. Sous l'autorité de Jean Moulin, se rassemblaient les mouvements de résistance français.

Le CNR scellait le combat uni contre l'occupant nazi et les fascistes français. Et le 15 mars 1944, le CNR décidait d'appliquer à la Libération son programme politique pour une République solidaire et sociale, ultérieurement dénommé Les Jours Heureux.

Macron, le business et leurs "jours heureux(sic)"

Ainsi la Sécu fut instaurée à la Libération. Renault, des assurances et des banques, le gaz et l'électricité et bien d'autres coupables d'avoir collaboré avec l'effort de guerre hitlérien, furent nationalisés.

Le 23 avril dernier, l'ex-banquier d'affaires, porté dans le palais présidentiel de la République par le capital et ses supplétifs, disait: "Nous retrouverons les jours heureux".

Or sa majorité de godillots à l'Assemblée nationale a voté des lois liberticides et aggravé le sabordage du droit du travail. Le palais de l'Elysée accorde des milliards d'euros au capital sans aucune contrepartie et rien pour la reprise de la consommation des ménages par l'augmentation générale des salaires.

Renault, coté en Bourse, mais dont l'Etat reste l'actionnaire principal, annonce un plan de casse de l'emploi et de l'industrie automobile. Le gaz et l'électricité,  dénationalisés, sont cotés au CAC 40. Et en exemple de solidarité patronale, Carrefour, dont le chiffe d'affaires a bondi lors du confinement, offre 120 millions d'euros à ses actionnaires et une prime bien aléatoire à ses salariés. Toujours par "solidarité", Alexandre Bompard, son pdg, décide une baisse de sa rémunération en mars et avril 2020, soit 62 500 euros. Or, ce n'est que 0,86% de sa rémunération annuelle.

Les charrettes de licenciement sont à l'ordre du jour pour faire payer la facture de la crise au vrai monde du travail et sauver ainsi le capital.

Dès lors, si je dis Merde aux jours prétendument heureux du monde de Macron, m'en voudrez-vous beaucoup?

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