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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

C'est quand même bêta, vu que le décret n° 2010-336 du 31 mars 2010 est publié dans le Journal officiel du 1er avril de cette même année, sous la signature du premier ministre de l'époque François Fillon et de sa ministre de la Santé et des Sports -si, si, c'était son intitulé officiel- Roselyne Bachelot.

Cette gente dame fait actuellement des piges rémunérées sur Lci. Je n'ai peut-être pas tout entendu, mais la droite de Sarkozy ne dit rien sur la création de l'ARS ni sur la dame qui l'a créée. Et sur Lci, ils en pensent quoi?

Le directeur de l’ARS Grand-Est, Christophe Lannelongue, vient d’être limogé comme un vulgaire lampiste. Il n'avait rien trouvé de mieux à faire que de dire dans l'Est Républicain: « qu’il n’y avait pas de raison de remettre en cause le Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers ». Ce qui prévoyait la suppression de 174 lits et de quelque 600 postes au CHRU de Nancy.

Plouf, viré comme une caissière de la grande distribution par le ministre de la Santé, Olivier Véran, toubib hospitalier de son état civil au CHU de Grenoble-Alpes et qui peut jurer n'être au courant de rien dans la politique de régression sanitaire et sociale mise en place par les ARS dans la santé publique.

Ceci dit, A Nancy et lu dans Charlie Hebdo:

"L’hôpital, qui fait face à la plus grave crise sanitaire depuis sa création, était pourtant dans les rails côté budget. Fin 2019, son directeur général, Bernard Dupont, expliquait au micro de France-Bleu Lorraine que son établissement était « bien parti pour réduire son déficit » et même « plus que prévu cette année », soit en dessous des cinq millions d’euros budgétés.

Pas assez cependant, ni pour le directeur de l’ARS ni pour le big boss de l’hôpital. Celui-ci expliquait encore que « l’objectif, c’est non seulement d’être à l’équilibre mais de pouvoir participer au financement d’investissements majeurs pour le CHU, ce qui suppose d’être en excédent. Il y a d’autres hôpitaux qui sont en excédent, il n’y a pas de raison que le CHU de Nancy n’y arrive pas à terme. » Le prix à payer est déjà cher : six ans de réorganisation, de suppressions de postes, de fermetures de lits, s’insurgeaient les syndicats de soignants avant la crise sanitaire."

Bien, du passé faisons table rase et laissons dame Roselyne Bachelot continuer à faire des piges sur Lci pour assurer sses vieux jours. Laissons également Olivier Véran n'être au courant de rien en tant que toubib hospitalier ou député socialiste avec Hollande président. Même que Marisol Touraine, ministre à la rose de la Santé,  le chargeait du pilotage du comité de réforme du mode de financement des établissements de santé en 2016. Non, c'est pas un poisson d'avril!

Bon, ce soir à 20h, après avoir applaudi de ses deux mains le personnel soignant que ses forces de l'ordre ont si bien gazés et maltraités, un ex-banquier d'affaires va causer à la nation depuis les ors de son palais présidentiel.

Pour ma part, question politique, j'ai toujours la même idée de la chose:

 

On a oublié de fêter les 20 ans des Agences Régionales de Santé

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morvan 13/04/2020 17:07

Voui mais autant fêter d'abord d'annif' de sa Loi Hosto HSPT dont le décret est issu, Loi parue elle le 22/07/2009, puisque celle-ci, appliquant les propositions Larcher (meuh oui !, elles-mêmes très très compatibles avec les conclusions en la matière du rapport Attali), créait non seulement les ARS, mais la tarification à l'activité-acte, la "rationalisation" des implantations hospitalières, toussa toussa dont crève 10 ans plus tard notre service public de santé.Je ne le dirai jamais assez, 2007-2022, c'est le quinzennat Macron, serait temps de le voir.