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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Fallait-il s'en étonner, l'Elysée a tranché en faveur des entreprises au détriment de la santé au travail, de la santé publique tout court. Le patronat a désormais carte blanche pour la reprise du travail le 11 mai prochain.

Le jour d'Après fait pire que le jour d'avant en conditions de travail. Les décrets, pris durant le confinement, rabotent encore plus les ordonnances Macron de 2017 qui confortaient l'exploitation au travail.

Côté Direction générale du travail, les inspecteurs du travail sont incités au télétravail. Genre: "Bonjour monsieur le patron, je vous bigophone depuis mon bureau. Comment ça roule sur votre chantier? Tranquille?" Et pour les inspecteurs qui voudraient se déplacer sur site, ils ont obligation de s'en référer à la Direction générale du travail.

Dès le 1er mai, les arrêts de travail pour gardes d'enfants basculent dans le régime du chômage partiel et donc moins 20% sur la fiche de paye. De quoi inciter les parents à aller turbiner. D'autant plus que l'école servira de garderie pour les enfants, de la maternelle à la cinquième, âges où, en toute conscience, on ne peut pas laisser un gosse seul à la maison.

Le Conseil scientifique s'était prononcé pour  une rentrée scolaire en septembre. L'Elysée a tranché en faveur du capital. De ce fait, ledit Conseil scientifique s'est adapté en proposant des mesures inapplicables pour un enseignement égalitaire dans les meilleures conditions possibles: 15 gosses par classe et 10 dans les crèches, pas de communication entre classe, distanciation de 1 mètre (fastoche surtout en crèche), cantine scolaire en classe, pas de récréation commune, désinfection des locaux avant, pendant et après, etc, etc.

Le volontariat est soi-disant offert aux parents pour amener leurs gosses en crèche ou en classe. Mais entre la paye pour exister dans un foyer modeste et la santé de sa progéniture, de quel côté penchera la balance?

En tout cas, dès le 11 mai, les déconfinés sont sous les ordres du capital. Et 388 députés, contre 100, ont applaudi le plan déconfinement présenté par le premier chambellan du palais. La droite du parti Sarkozy-Fillon s'est courageusement abstenue.

Sous les ordres : en courses hippiques, les chevaux sont sous les ordres lorsqu'ils sont prêts à entrer dans les stalles de départ ou de se ranger derrière l'élastique lorsque retentit le starter.

Vous avez dit le jour d'Après, mister président?

Quant aux masques:

Le 11 mai 2020, le capital se démasque
Le 11 mai 2020, le capital se démasque

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