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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Une fleur s'est éteinte

Une fleur n'est plus, je la croyais éternelle:

Voilà l'heure grise qui me prend à revers.

Avec mes souvenirs, mon chagrin qui s'emmêle,

A ne plus rien savoir: dans mon cœur, c'est l'hiver.

 

Mais soudain vient palpiter au-dessus des vignes

Comme une étoile en son vol providentiel

Parce que rien ne disparaît, elle en est le signe

Pour toi, ma chère maman, qui croyait au ciel.

 

Alors je revois ma chambrette dans Narbonne

Et sur mes deux joues le sucre de tes baisers,

L'éclat de ton rire sous l'orage qui tonne

Et petit enfant, j'en étais tout apaisé.

 

Après un son religieux enfui sur la grève,

Moi qui ne croit pas à l'existence des cieux,

Quand la clarté de ta vie en ce jour s'achève,

Ce dont nous rêvions tant paraîtront à mes yeux.

 

A Antoinette Casas 1928-2022

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M
Le plus bel hommage que tu pouvais lui faire mon parrain. Ton poème est magnifique et chargé d'émotion. De tout coeur avec toi. Gros bisous
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C
Cher Roger, reçois mes sincères condoléances. Je suis triste avec toi. Et je pense qu'elle restera toujours vivante, ne serait-ce que lorsque fleuriront les lilas. Pour ce qui est de celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas, je pense que ce qui compte c'est d'avoir quelqu'un ou quelque chose à qui s'adresser : dieu, pierre, volcan, rivière, terre-mère, fleur ou oiseau, quand le besoin s'en fait ressentir. Ce que tu as écrit est très beau, émouvant, tu as une belle plume, ne l'oublie jamais. Toutes mes amitiés.
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