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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Des gardes mobiles français gardiennent le camp d'Aincourt

Des gardes mobiles français gardiennent le camp d'Aincourt

Les Allemands, qui occupent la France, n'ont rien demandé au régime de Vichy et Pétain ne rencontrera Hitler à Montoire que le 24 octobre 1940 pour collaborer ouvertement avec l'Allemagne nazie. Mais cette réquisition d'un établissement de santé, pour interner des communistes et des responsables de la CGT chassés de l'organisation syndicale avant-guerre, est le prélude à la collaboration de l'Etat français avec le nazisme, ignominie qui ne cessera qu'en 1944.

Mais déjà, début octobre 1940, Marc Chevalier, préfet de Seine-et-Oise, activait les forces de l'ordre et leur sollicitait des rapports.

Le 5 octobre 1940, le préfet pétainiste de Seine-et-Oise réquisitionne le sanatorium d'Aincourt
Le 5 octobre 1940, le préfet pétainiste de Seine-et-Oise réquisitionne le sanatorium d'Aincourt

Et le 21 octobre, avant la rencontre Pétain-Hitler, dans une proclamation aux habitants de Seine-et-Oise -ci-dessus-, il affirmait collaborer "en toute loyauté" avec les "autorités d'occupation".

De ce fait, le camp d'internement d'Aincourt, le premier qui ouvre en France occupée, sera l'antichambre de la mort et de la déportation. Des hommes sont fusillés comme otages au Mont-Valérien à Suresnes. D'autres, transférés ailleurs, parce que considérés "comme communistes dangereux", subiront la déportation ou seront exécutés à Châteaubriant, Voves ou Rouillé. Des femmes périront en déportation en Allemagne nazie. Les femmes juives seront toutes exterminées à Auschwitz.

Marc Chevalier, collaborateur notoire, meurt dans son lit en France, en 1976, sans n'avoir jamais été inquiété.

Le 5 octobre 1940, le préfet pétainiste de Seine-et-Oise réquisitionne le sanatorium d'Aincourt

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