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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

SNCF: un patron de droite remplace un patron de droite

Le palais de l'Elysée a choisi la continuité dans la casse du service public en adoubant Jean-Pierre Farandou (62 ans) pour remplacer Guillaume Pépy.

"Ceux qui me connaissent le savent, je suis un vieux cheminot",  semble vouloir rassurer celui qui pourtant ne prend pas le train en marche dans le sabordage du rail public français.

En effet, embauché en 1981 comme chef de gare de Rodez, avec un diplôme d'ingénieur des Mines en poche, il n'a pas végété longtemps dans l'Aveyron. Il a gravi comme il se doit divers postes dans le très haut encadrement à la SNCF.

Actuellement, il est le pdg de Kéolis, filiale à 70% de la SNCF, tout en faisant partie de SNCF mobilités. Mais, tout un programme, Kéolis est un opérateur privé  du secteur des transports de voyageur en bus, métros, tramways, cars, vélos en location, parkings, j'en passe et des meilleurs. Jean-Pierre Farandou représente également le patronat du rail au sein de l'Union des transports publics et ferroviaires dont il dirige le conseil d'administration. Le patronat du ferroviaire est pour la concurrence libre et non faussée comme ils disent dans l'UE du capital et pour le filialisation à outrance.

La CGT-cheminots dit qu'elle ne participera pas au vote du conseil d'administration de la SNCF pour introniser le nouveau pion d'un ex-banquier d'affaires. Mais elle le jugera sur "ses actes".

Personnellement, je m'interroge. Un train peut en cacher un autre, dit-on en matière de prudence. Après Guillaume Pépy, ne faut-il pas affronter d'ores et déjà Jean-Pierre Farandou?

En ligne, le communiqué de la CGT-Cheminots:

 

 

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