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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le commis en chef du capital était lui dans son palais de l'Elysée. Epuisé sans doute de ses imprécations, lors du centenaire de l'Organisation Internationale du Travail, contre "les dérives d'un capitalisme fou" dont il n'est aucunement le chevalier servant.

La majorité macroniste a accordé sa confiance au premier chambellan de droite. L'autre droite, celle de Sarkozy, Fillon et Wauquiez, ne sait plus sur quel pied danser. 80 députés ont voté à demi-mot  contre la confiance et 22 se sont brillamment abstenus.

Sur toutes les mesures antisociales qui vont être servis: la réforme des retraites, du chômage et de la fonction publique. Sans augmentation du pouvoir d'achat pour ne pas chagriner le capital, l'UE et la Cour des comptes dirigée par un ex-socialiste.

 Avant-hier à l'Assemblée nationale, le sous-commis a passé les plats de la régression sociale

Et hier au Sénat, la droite des mêmes Sarkozy, Fillon et Wauquiez s'est brillamment abstenue alors qu'elle est majoritaire et aurait pu voter contre la confiance au gouvernement.

C'est vrai que le Sénat ne sert à rien ou presque et que le dernier mot revient toujours à l'Assemblée nationale selon notre très monarchique constitution. Mais tout de même, non?

Eric Woerth, ancien ministre de droite, mais pas celle de Macron -me suivez-vous?-, a dit à la téloche que lui, député, avait voté contre mais qu'il apprécierait au cas par cas les lois antisociales édictées par un ex-banquier d'affaires. Les sénateurs de son bord ont dit pareillement en s'abstenant. Comme quoi, lorsqu'on est commis du capital...

Une salariée vient d'être licenciée pour avoir refusé de bosser la nuit à la Savonnerie de Haute-Provence. Son patron lui imposait un avenant à son contrat de travail. La jeune maman de 27 ans avait refusé pour des raisons familiales importantes dans son quotidien et dans sa vie de femme. Viré!

Bon, Le Figaro, journal historique de la droite et du capital, que lisent autant Macron et Sarkozy, n'en ont pas parlé. Ni d'ailleurs BFm-tv. Son éditorialiste en économie capitaliste ne s'est écrié que parce que le pouvoir actuel ne finançaient pas toutes les mesures aboyées par Edoard Philippe devant le Parlement. Sans rire.

Au fait, ça touche combien un éditorialiste économique à BFM-Tv, ou un éditorialiste politique sur BFm-tv ou sur consorts? Ils bossent la nuit ou pas?

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