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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Demain, à Paris, le pas pesant des soldats

Usant du caractère ultra-monarchique de la 5e République et donc sans en référer à personne, depuis le palais de l'Elysée, Emmanuel Macron assigne les soldats à protéger "les bâtiments officiels" et d'autres "points fixes". Avec le pas pesant des soldats, c'est la paix civile que le pouvoir des riches et du capital met en péril.

Ce n'est pas pour défendre la Liberté, l'Egalité et la Fraternité, mises à mal dans notre société, que le président de la République réquisitionne l'armée. Les 3 corps de sécurité, destinés à protéger l'ordre public à l'intérieur de nos frontières, sont exclusivement la police en uniforme, les CRS et la gendarmerie mobile. Ils sont formés et équipés pour cela. Ils ont surtout l'habilitation légale pour interpeller un pillard ou un casseur.

Même l'UNSA-Police, par son secrétaire national Philippe Capon, s'inquiète de cette mission dévolue aux soldats et de leur riposte en cas d'attaque. Leur équipement et leur instruction ne sont aucunement destinés à faire face à des jets de projectiles et à affronter des  casseurs. Les soldats ne disposent que d'un fusil d'assaut. Fusil d'assaut, le terme signifie ce qu'il veut dire.

La ministre des Armées, l'ex-socialiste Florence Parly, n'a produit aucun communiqué. Elle se tait devant son patron, Chef suprême des forces armées selon la Constitution. Elle n'est que le commis aux ordres de son maître qui gère loyalement les affaires du capitalisme dans notre pays et au-delà.

Demain, à Paris, le pas pesant des soldats et leurs fusils d'assaut.

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