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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le Monde titre ainsi les un peu plus de 14 heures -montre BFM-tv et consorts en main- que le résidant dans le palais de l'Elysée a passé au Salon de l'Agriculture, "dans un bain de foule sans chahut ni insultes".

Doit-on dire merci à la FNSEA, le syndicat des patrons dans l'agriculture? En tout cas, selon la même feuille, il y avait du costaud en matière de protection d'un ex-banquier d'affaires s'étant retrouvé à l'Elysée par justement le monde du business, plus quelques autres qui n'en regrettent rien. Mais dites-moi si je me trompais.

En tout cas aussi, dans la patrie des Droits de l'homme, la presse libre et non faussée a dû monter patte blanche après plusieurs cordons de sécurité:"un triple barrage composé de jeunes policiers à peine polis, de fonctionnaires (courtois) de la préfecture de police et du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), sur les dents". Sur les dents, on se demande pourquoi! Pour finir devant un conseiller es-spécial d'Emmanuel Macron qui faisait le tri: Sibeth Ndiaye et pas Alexandre Benalla lui en villégiature autre part.

Bon, moi aussi j'ai des origines paysannes. Aussi loin que je suis allé dans mes recherches généalogiques, je n'ai retrouvé que des brassiers et mes premiers ancêtres qui sachent lire, journaliers agricoles, furent nés à la fin du XIXe siècle.

Dans ma jeunesse, j'ai fréquenté également le monde agricole. Toute ma famille maternelle, immigrée d'Espagne, a travaillé dans les vignes du Narbonnais. Parce que "les Espagnols sont durs au travail et revendiquent moins", selon une note d'un propriétaire viticole français aux AD de l'Aude. Et mon grand-père maternel partit à la retraite à 65 ans sans vivre très vieux après comme ouvrier agricole avec une très faible pension de retraite.

Pour payer mes études du fils d'ouvrier que j'étais, j'ai aussi bossé comme saisonnier dans l'agriculture. Lorsque j'ai demandé mes droits de retraité, aucun ne m'avait déclaré.

Mais je vous parle-là de lutte des classes. Celle d'hier et d'aujourd'hui.

« Bravo, ne lâchez rien ! » : au Salon de l’agriculture, Manu premier du nom s’offre un bain de foule sans chahut ni insultes

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