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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Non, pas notre révérendissime locataire du palais de l'Elysée. Mais l'ordonnance travail du même, édictée dès le début de son quinquennat, pour faire plaisir au patronat condamné par la justice prud'homale.

L'ex-banquier d'affaires, placé à l'Elysée par le capital et quelques autres, a fixé un plafond qui limite désormais gravement à la baisse les indemnités d'un salarié licencié abusivement par son big boss. Le Conseil de prud'hommes d'Amiens vient de rejeter ledit barème, vu qu'il est "contraire à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail". Un peu avant, le Conseil de prud'hommes de Troyes avait rendu la même décision.

Les deux Conseils rappellent que la France a ratifié en 1989 cette convention. Or, celle-ci indique que les juridictions nationales doivent être habilitées à "ordonner le versement d'une indemnité adéquate ou toute autre forme de réparation considérée comme appropriée" en cas de licenciement injustifié. 

Les députés de l'Elysée et tous les autres défendant les intérêts du capital vont-ils déposer une loi pour amender l'ordonnance de Manu 1er? Ce ne serait que justice face à la violence anti-sociale qui s'entretient avec des licenciements de plus en plus abusifs. Non?

Côté statut juridictionnel du président de la République, n'ayez aucune crainte pour sa haute personne. Il jouit d'une irresponsabilité pour tous les actes accomplis en cette qualité. Cette disposition est héritée de la monarchie absolue de droit divin: "le roi ne peut mal faire".

C'est en tout cas ce qu'ils racontent sur BFM-Tv et tutti quanti.

Capture d'écran sur Fb

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