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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

7 décembre 1938: ignoble dépôt de gerbe à Paris, après la sanglante "nuit de cristal" du 9 novembre 1938, fomentée en Allemagne par les nazis au pouvoir

Ci-dessus, une photographie du fonds d'archives du Musée de la Résistance Nationale. On y remarque Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères de l'Allemagne hitlérienne, en tenue de parade du Reich, faisant le salut nazi pour la dépose d'une couronne sur le Tombeau du Soldat Inconnu à l’Arc de Triomphe à Paris. A ses côtés, Georges Bonnet, ministre des Affaires étrangères de la République française. La scène se déroule le 7 décembre 1938.

Ce même jour, un accord bipartite est signé entre l’Allemagne nazie et la France. Cet accord fait suite aux accords honteux de Munich, en septembre 1938, entre la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne hitlérienne et l'Italie fasciste, qui laissent les mains libres à Hitler et Mussolini.

La presse française libre et non faussée de cette époque parle d'un traité d'amitié franco-allemand, symbole de la "politique d'apaisement" de la France envers l'Allemagne nazie.

Dès octobre 1938, Hitler s'est pourtant emparé des Sudètes, région tchécoslovaque et va bientôt annexer le pays tout entier. Cette  déclaration d’amitié franco-allemande intervient un mois après la "nuit de cristal", immense pogrom antisémite organisé par le gouvernement nazi, le 7 novembre 1938.  Et l'Espagne de Front populaire agonise sous les bombes de l'aviation nazie dans la guerre qui l'oppose au coup d'Etat militaire dirigé par le général Franco.

Ledit traité franco-allemand entraîne une "collaboration pacifique" entre les deux états, aux termes de laquelle ils s’engagent à se concerter mutuellement sur les questions intéressant les deux pays en cas de difficultés internationales et considèrent leurs frontières comme définitives. En septembre 1939, le Reich hitlérien débute la Deuxième Guerre mondiale.

L'URSS n'avait eu de cesse de signer un traité militaire avec la France et la Grande-Bretagne. Les accords de Munich en septembre 1938 mettent un terme à cette interminable discussion.

Mais en avril 1938, pressentant le pire dans ces discussions, l'URSS entamait des négociations avec la Finlande pour leur défense mutuelle contre l'Allemagne nazie. L'URSS craint que les nazis franchissent la Finlande pour attaquer Leningrad, à 32 km de sa frontière. Les Soviétiques proposent de louer la presqu'île de Hanko pour y établir un avant-poste ou d'échanger des terres autour de Leningrad contre des terres en Carélie. Offres que la Finlande refuse.

Après les accords de Munich organisant la destruction de la Tchécoslovaquie, l'URSS sollicite les gouvernements polonais et de roumains pour laisser passer l'Armée rouge afin de défendre les Tchécoslovaques. Pologne et Roumanie ont refusé catégoriquement.

Espérant temporiser l'attaque hitlérienne contre son territoire, l'URSS signe avec l'Allemagne nazie le pacte germano-soviétique de non-agression, le 23 août 1939. Le 22 juin 1941, l'Allemagne hitlérienne envahit l'Union soviétique peuplée, selon la barbarie nazie, de "sous-hommes".

Après la meurtrière "nuit de cristal" fomentée par les nazis en Allemagne, Georges Bonnet songe à envoyer dans une colonie française les deux cent mille Juifs étrangers résidant en France. Il s'en entretient avec son homologue nazi, Joachim von Ribbentrop. Durant la guerre, après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain pour renverser la République, Georges Bonnet se range sous le régime collaborationniste de Vichy. Il est nommé membre du Conseil national de l'Etat français en 1941, mais révoqué en 1943, sentant le vent tourné. A la Libération, il s'exile néanmoins en Suisse.

Pour ne rien oublier de l'Histoire.

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Canaille le Rouge 10/11/2018 09:09

Tu m'as pris de vitesse et je n'ai pas d'excuse tu dois bien te douter que je dispose de la photo depuis quelques temps mais j'attendais la nuit de cristal alors que j'ai du passer à autre chose (je suis en train d’organiser une cérémonie dans l'île de Ré en mémoire des internés politique qui seront libérés en décembre 44 (ils venaient de partout, beaucoup étaient passé par Aincourt) et il y a 4 ou 5 amicale qui sont à faire travailler ensemble).
Merci d'avoir combler avec talent mes oublies, j'ai immédiatement fait rebondir je vais faire un copier collé de ton texte en laissant le lien en dessous
Fraternellement
CleR

Le Mantois et Partout ailleurs 10/11/2018 09:48

J'ai dans ma bibliothèque l'ouvrage d'Auguste Brunet, Si c'était à refaire la résistance en Vendée, aux Temps des cerises en 2004. Il était venu à la retraite auprès de son fils habitant le Mantois. Membre de l'ANACR, il adhéra à notre IHS.
Dans son livre, il évoque la citadelle de la Pierre-Levée dans l'Île d'Yeu et les 282 communistes, élus et syndicalistes de la région parisienne, gardés par des soldats français dès le 30 avril 1940. Il liste les noms, prénoms, origines et professions de ces internés. Au plus fort de la défaite, dès le 10 mai 1940, 6 députés et 6 dirigeants nationaux de l'ex-CGTU écrivent au président du Conseil pour aller combattre. En août 1940, transferts de certains internés à Aincourt. La suite pour certains, c'est Châteaubriant... Un livre intéressant et méconnu.