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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Brésil, présidentielle, ou plutôt l'extrême droite que le Parti des Travailleurs

Le fasciste Bolsonaro vient d'être élu avec plus de 55% des suffrages sur une participation de plus de 79%. Il avait obtenu 46% au 1er tour. Sa première déclaration est: "Nous allons changer ensemble le destin du Brésil. Nous ne pouvons plus continuer à flirter avec le socialisme, le communisme, le populisme de gauche".  Dixit Lci.fr

Président de la République en janvier prochain, le représentant de l'Internationale brune est soutenu par la Bourse, les sectes chrétiennes, la pègre et les organisations réactionnaires. Durant la campagne présidentielle, il a multiplié les déclarations racistes, sexistes et homophobes. Il a affiché son christianisme le plus rétrograde et sa nostalgie de la dictature militaire au Brésil. Ses nervis ont fait le reste envers les progressistes, comme au pire temps des chemises brunes en Allemagne avant l'arrivée d'Hitler au pouvoir.

Comparaison n'est pas raison. Mais en France, le patronat et les forces de l'argent disaient "Hitler plutôt que le Front populaire". Mais celui-ci vivait ses dernières heures depuis la "pause" dans les réformes sociales décrétée par le chef socialiste du gouvernement en 1937, le non-soutien à l'Espagne de Front populaire assaillie par un coup d'Etat militaire factieux. Le coup de grâce a été asséné en 1938 par les accords de Munich liant notre pays à l'Allemagne hitlérienne et à l'Italie de Mussolini.

Nul ne peut nier que les gouvernements brésiliens successifs, dirigés par le Parti des Travailleurs, n'ont pas voté des lois sociales et populaires. Mais dans le même temps, organisation liée à l'Internationale socialiste réformiste, Le PT n'a pas combattu le capital dont le FMI est le bras politique dans le monde. Il n'a pas endigué la corruption endémique au Brésil ni la fraude fiscales des cols blancs. Pire, ils a été englué dans quelques affaires de corruptions.

Dans le même temps, il n'a pas bouleversé le rôle réactionnaire de la Justice et du Parlement, lesquels ne se sont pas fait prier pour condamner injustement l'ensemble du Parti des Travailleurs.

En France, en mai 2017, je n'ai pas choisi entre la peste et le choléra, la représentante de l'Internationale brune n'était pas à la porte de l'Elysée, très loin s'en fallait.

Au Brésil, pour le 2e tour de la présidentielle, fou aurait été celui qui, sous la grêle, ferait le délicat. Ceci étant dit, plus de 55% des Brésiliens votant ont accordé leurs suffrages à un fasciste. Dans la guerre des classes, les exploités contre le capitalisme et ses commis, ne faut-il pas s'interroger sur ce résultat? Au Brésil, en France et partout ailleurs?

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