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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Course au perchoir de l'Assemblée nationale: une explosion en plein vol

Après François de Rugy, écolo bobo de droite -peut-être une redondance- adoubé ministre de l'Ecologie, la chasse a été ouverte pour accéder au perchoir de l'Assemblée nationale. Le perchoir est le fauteuil du patron du palais Bourbon, autrement dit des représentants de la nation.

Enfin, pas de toute la nation vu que les prolos, les précaires ou les chômeurs, bref les derniers dans notre société capitaliste, n'ont pas un seul député. Mais ceci est une toute autre histoire. Et donc, il faut remplacer le patron de ladite assemblée. 

Manu 1er, avec le sens de la démocratie qu'on lui connait, a proposé Richard Ferrand, ex-député socialiste, devenu intime d'Emmanuel Macron parce que que quand on a des convictions... Du coup, le révérendissime désigné pour le palais de l'Elysée avait fait de son pote Richard un ministre éphémère à cause que des mauvais plaisants avaient accroché à ses basques quelque casserole. Mais que cela ne tienne, plus vite que de signer un décret anti-social, ledit Richard Ferrand se retrouva bombardé manitou en chef des députés du président des riches et du patronat.

Mais ce n'était pas assez pour son potos avec de si grandes convictions. Il serait le nouveau big boss de l'Assemblée nationale.

Mais voilà que ce propose pour le perchoir madame Yaël Braun-Pivet, député du 78 pour Manu 1er et ex-responsable des Restos du coeur -comme quoi le caricatif sans dénoncer qui crée la pauvreté-.

La dite Yaël Braun-Pivet clamait urbi et orbi qu'il fallait une femme au perchoir et pas autre chose. Et elle jurait, croix de bois croix de fer si je mens j'irai en enfer, que sa candidature était inaltérable.

Et puis, dans la journée, comme au ball-trap les assiettes éclatent aux coups de fusil,  la même de dire: "Je choisis aujourd'hui d'annoncer le retrait de ma candidature et mon choix personnel de voter pour Richard Ferrand". Comme quoi les convictions inaltérables...

Barbara Pompili, autre députée de Manu 1er, maintient sa candidature pour le perchoir. Il paraitrait qu'on prépare des cartouches...

Mais madame Pompili a également de solides convictions. Assistante parlementaire d'un député EELV, puis signataire avec Cohn-Bendit d'un pacte avec la droite pour la "refondation de l'écologie politique", puis secrétaire-générale adjointe du groupe des députés cocos, puis députée Vert pur, puis patronne de ce groupe, puis désertant les Verts purs pour entrer au gouvernement de François Hollande. Et la voilà en 2017, députée macroniste. Ouf,  mais quand on a des convictions!

Mais on me dit toujours que le ball-trap va reprendre... Ou qu'un plat de lentilles va être servi...

Allez savoir dans ce soi-disant nouveau monde qui, comme l'ancien, est au service de forces de l'argent.

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