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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le cimentier Lafarge accusé de complicité de crimes contre l'humanité

Les faits remontent aux années 2011-2014, avant la fusion du français Lafarge et du suisse Holcim dans le groupe Lafarge-Holcim, leader mondial du secteur. Lafarge est soupçonné d’avoir versé 13 millions de dollars à des groupes terroristes, notamment à l’État islamique, pour permettre le fonctionnement de sa cimenterie, dans le nord de la Syrie occupé par Daech. Le capitalisme porte toujours la guerre comme la nuée porte l'orage.

Cette mise en examen de Lafarge intervient après celle de huit dirigeants de l’entreprise, dont Bruno Lafont, PDG de 2007 à 2015, excusez du peu. Toutefois, évoquant des « risques majeurs » de concertation frauduleuse, de pression ou d’intimidation financière sur des témoins, la justice avait réclamé le placement en détention provisoire de Bruno Lafont, mis en examen pour « financement du terrorisme ». En vain.

Mais cette accusation contre le leader mondial du ciment n'est-il pas l'arbre qui cacherait la forêt? La République française à cette époque ne connaissait-elle rien des activités du cimentier en Syrie, quand ses forces spéciales et notamment les services d'espionnage français étaient sur le  terrain?

Selon l'Espress, des investigations ont mis en lumière des réunions entre Lafarge et le "ministère des affaires étrangères pour la Syrie" en date du 29 janvier 2013 à Paris. Le directeur de la cimenterie syrienne, Bruno Pescheux, a aussi évoqué "des contacts" avec l'ambassade tandis que le directeur de la sûreté de Lafarge, Jean-Claude Veillard, a relaté avoir fait remonter des informations sur la situation dans la région aux services de renseignement français. 

Les politiciens de l'époque, au service des intérêts du capitalisme, n'auraient-ils donc aucun compte à rendre à la justice de la République française?

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