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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

A casa*: à la maison dans la langue du gouvernement central de Madrid.

Ainsi donc, Manuel Valls souhaite être le capitaine d'une équipe à Barcelone pour les municipales. Il jouerait sous les couleurs de Ciudanos, en première division espagnole, d'une scission de la vieille équipe de droite actuellement au pouvoir et issue de la dictature du général Franco. Outre qu'ils est natif de Barcelone, on ne peut pas nier à Manuel Valls ses immenses qualités sportives en France. Embauché tout jeunet comme professionnel sous l'étiquette socialiste, il atteint les sommets de l'élite en devenant ministre de la police de François Hollande, puis son premier ministre avec le numéro 49-3. Mais je dois dire que ça lui allait bien. Il a voulu être calife dans le palais de l'Elysée pour remplacer François Hollande. Il s'est donc présenté en finale de la primaire socialiste. Il a été éliminé et c'est quand même bêta.

Du coup, il s'est apparenté à l'équipe présidentielle d'Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale. Un bon CV sportif pour se retrouver à l'extérieur à droite à Barcelone.

Mon grand-père maternel est né à côté de Barcelone. Il est venu jouer en France à 14 ans, à l'été 1914. Les mines de Carmaux cherchaient des étrangers pour remplacer les titulaires partis faire la Der des ders, comme ont dit les survivants en 1918. Après le 11 novembre 1918, l'industrie minière patriotique a chassé les Espanguoins. Déjà qu'il n'y avait pas assez de boulot pour les mineurs français rescapés de la Première Guerre mondiale vu que les actionnaires s'étaient tournés vers les mines du Nord de la France.

Mon grand-père est donc descendu en division inférieure dans les grands vignobles de Narbonne. Leurs propriétaires préféraient la main d'oeuvre immigrée parce qu'ils la payaient beaucoup moins cher et qu'ils licenciaient à leur gré toute forte tête qui n'entendaient rien à la France, patrie des droits universels de l'Homme.

Durant la guerre d'Espagne, la République démocratiquement élue contre le coup d'Etat militaire du général Franco, mon grand-père prit faits et causes pour le camp républicain. A cause de cela, il ne put jamais revenir à casa. Il est enterré dans le cimetière français de Narbonne.

Le grand-père de Manuel Valls n'était pas trop dans le camp de mon grand-père durant la guerre d'Espagne. Peut-être parce qu'il était patron de banque.

Le père de mon grand-père était lui journalier agricole près de Barcelone. Toujours donc en division très inférieure. Il est mort dans la misère noire sur le bord d'un chemin en Catalogne.

Je répète ce qu'écrivit Elsa Triolet: "Dans la vie, il y a deux côtés de la barricade". Et bien, même pour tout l'or du monde en mercato politicien, je ne changerai jamais de côté.

Capture d'écran

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