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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Guillaume Apolinaire: "Sous le pont Mirabeau coule la Seine..."

Ma chronique de ce jour n'a pas trait au poème de Guillaume Apolinaire. Mais si vous ne le saviez pas, à Paris coule la Seine et celle-ci déborde, comme en 1910 sur cette capture d'écran du pont Mirabeau à cette époque. J'ai zappé sur plusieurs téloches et aperçu les mêmes journalistes, les bottes dans l'eau, me rabâcher que le pic de la crue va être bientôt atteint, mais moins qu'en 2016. Ce qui devrait encourager à l'optimiste les particuliers inondés par milliers en ce moment et qui l'étaient pour la plupart déjà en 2016. Non?

Je redeviens sérieux. Je n'ai pas entendu quelqu'un du gouvernement parler du réchauffement climatique qui dézingue de plus en plus notre planète. Par contre, celui qui loge dans le palais de l'Elysée va être reçu prochainement par le big boss des USA, ce même Donald Trump remettant en cause urbi et orbi le réchauffement de la terre. Je n'ai pas non plus entendu à la téloche qu'une réunion interministérielle allait se réunir d'urgence pour déclarer l'état de catastrophe naturelle pour que les particuliers aient moins de chagrins avec leurs assurances qu'ils payent toujours plus chers.

Par contre, la FNSEA de la région parisienne, qui fait dans le productivisme agricole en l'étendant toujours plus, détruisant rus et bocages et donc contrariant le ruissellement des eaux, communique qu'il lui faut des pépètes d'urgence pour prospérer dans le marché du capital libre et non faussé. Et ces permis de construire qu'on attribue toujours en zones inondables. Pas vrai monsieur Hulot?

Bon, c'est vrai, je fais encore ce jour de la politique. Loin du pouvoir actuel et de ses aboyeurs patentés dans la presse de la pensée unique.

Allez, tout de même, le poème de Guillaume Apolinaire:

Le Pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

 

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