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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

L'ENTREE DE SA CAPITALE

L'ENTREE DE SA CAPITALE

L'UNE DE SES RUES PRINCIPALES

L'UNE DE SES RUES PRINCIPALES

Sous le titre Saint-Barthélémy: la France a aussi son paradis fiscal, pris dans les Observateurs.ch. Morceaux choisis d'un article paru le 25 mars 2012:

L’actrice Salma Hayek et son époux, l’homme d’affaires français François-Henri Pinault (Printemps-Redoute, etc.), le milliardaire russe Roman Abramovich, ils font le bonheur des paparazzi de Saint-Barth et assurent à l’îlot français le statut convoité d’«île des milliardaires». Délaissant occasionnellement la station de Gstaad, Johnny Hallyday y a construit une belle propriété de 500 m2 dominant la mer. On peut même la louer en son absence et se vanter d’avoir dormi «chez Johnny». Le nouveau statut fiscal de l’île assurant une exonération d’impôts après cinq ans de résidence n’est sans doute pas étranger au choix du chanteur. (...)

Des people... et un statut fiscal en or

Non loin de Saint-Martin, on trouve l'île de Saint-Barthélemy, plus connue des milliardaires et des lecteurs de la presse people sous son diminutif de «Saint-Barth». En 2006, Le Monde Diplomatique montrait à quel point le statut fiscal de l'île - officialisé depuis lors - était préjudiciable au reste des contribuables antillais : «Les habitants de Saint-Barthélemy ne voient pas du tout l'effet de ce statut sur leur niveau de vie. Au contraire, le coût de la vie a plutôt tendance à grimper», relève Michel Roy, directeur du plaidoyer international au Secours Catholique. Si elles favorisent le développement des territoires, les niches fiscales d'outre-mer ont donc aussi pour effet d'encourager l'évasion fiscale, voire le blanchiment d'argent sale. D'après le chercheur américain Raymond Baker, spécialiste des circuits noirs de la finance mondiale, l'argent qui passe par les paradis fiscaux est destiné pour 5% à la corruption, 30% au blanchiment, le reste concernant l'évasion et la fraude fiscale.

Gustavia, la plus petite des capitales françaises

Rue du Général de Gaulle, rue Victor-Hugo, rue Jeanne d’Arc… La plus minuscule des «capitales» françaises est à St-Barth: Gustavia, ne compte que 2800 habitants et jusqu’à 8500 pour l’ensemble de l’île. Mais ce n’est pas la France «pur sucre». Le nom des rues y figure en suédois sur les panneaux, le clocher du temple de Gustavia abrite une cloche fondue à Stockholm en 1799 et le vieux fort porte le nom de Gustav III. Le drapeau jaune et bleu flotte même au mât de l’aéroport à côté du français et de l’européen.

Découverte par Christophe Colomb, qui lui a donné le nom de son frère Bartolomé lors de son deuxième voyage en 1493, le petit îlot sec de 25 km2 a d’abord été revendiqué par l’Espagne.  Par la suite, Saint-Barthélemy va être successivement occupée par les Français, puis par les Chevaliers de l’Ordre de Malte jusqu’en 1656. L’île est pauvre et son sol accidenté et aride n’autorise pas les grandes surfaces cultivées, comme dans d’autres îles des Antilles. Seul son port, baptisé alors Le Carénage, possède un enjeu stratégique. Restent la pêche, l’élevage des bestiaux et la récolte du sel. Pas de quoi attirer la foule des colons venus d’Europe. Le port ne compte à ses débuts que 23 habitants, dont 6 esclaves. Ceux-ci travaillent à la production de coton, de l’indigo et de sel. Ils vont croître et multiplier au point de former bientôt la moitié de la population, à côté des colons blancs venus de Normandie, de Bretagne, du Poitou et de l’Anjou. En 1784, l’île est vendue au roi de Suède Gustav III en échange d’un droit d’entrepôt à Göteborg.

Le bourg situé autour du port Le Carénage va s’appeler désormais Gustavia et devenir un port-franc favorable au développement du commerce. La langue officielle est le suédois. La Suède abolit l'esclavage en 1847. Leurs propriétaires toucheront un dédommagement de 44 680 dollars espagnols pour 529 esclaves.

Aujourd’hui, il ne reste pratiquement plus trace de la population noire, ce qui fait de St-Barth un îlot presque exclusivement blanc. (...).

Grâce à Rockefeller

Retour à la case-départ, l’île est rétrocédée à la France en 1878 et rattachée à la Guadeloupe, éloignée de 250 km. (...) C’est en 1957 que le destin touristique de St-Barth va être scellé grâce au milliardaire américain David Rockefeller, le président de la Chase Manhattan Bank et gros actionnaire d’ExxonMobil. Il y achète une propriété, y construit un havre de villégiature et invite ses amis à profiter du climat qui assure la réputation de St-Barth.

Aujourd’hui, le tourisme de luxe est la principale source de revenu de ce «St-Trop des Antilles». Les villas de maître avec piscine y poussent comme des champignons de luxe (...) Elles sont reliées entre elles par des routes de béton plus résistantes au soleil et aux intempéries automnales.

Pas comme sur l'île voisine de Saint-Martin, autant française et peuplée essentiellement de noirs pauvres, dévastée entièrement par l'ouragan Irma dernièrement. Et depuis 2007, l'île est une Collectivité d'outre-mer indépendante de la Guadeloupe. Note de ma pomme.

Un paradis tropical et fiscal qui vaut bien le paradis bancaire suisse...

Note bis de ma pomme: Bon djonny repose en terre française, c'est déjà ça...

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